
par Philippe Carlot – Delphine Wilputte
Alors que le nombre de mariages décroît régulièrement à l'échelle du pays, les unions ont progressé sensiblement à Schaerbeek, surtout entre 2000 et 2005.
2005, c'est l'année d'entrée en service de la cellule mariages blancs de la police zonale. Depuis lors, le pourcentage de mariages entre une personne en règle de séjour et un ou une illégale a sensiblement diminué.
Parallèlement, le nombre de cohabitations légales a explosé. Or, dans ce domaine, l'échevin de l'Etat civil se trouve plutôt démuni. "Théoriquement, l’officier de l’Etat civil doit se borner à constater les conditions de forme et de fonds, explique Bernard Guillaume, échevin de l'Etat civil de Schaerbeek. Mais, s’il a des soupçons, notamment lorsqu’une des personnes en question a déjà fait l’objet d’un refus de mariage, il peut avertir l’Office des Etrangers et le procureur du Roi. Ces instances-là, elles, ont des pouvoirs pour s’opposer éventuellement au séjour."
Lutter contre les mariages blancs, c'est une manière d'éviter l'immigration illégale via le regroupement familial, la principale porte d'entrée en Belgique, explique Bernard Guillaume.