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Le Journal de Saône et Loire : Immigration : le préfet dit tout

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Le Journal de Saône et Loire: Immigration : le préfet dit tout

 

Note de décrytage : En bon soldat d’un général en chef qui voit la montée de l’indignation suscitée par sa politique du chiffre , le préfet de Saône et Loire s’exprime et occupe le terrain, comme il a été demandé à tous les préfets en septembre, de manière à ne pas laisser le champ libre aux associations.

François Philizot a voulu jouer la transparence et « remettre en perspective » la gestion du droit des étrangers par la préfecture.

’objectif de départs fixé cette année est de 70, nous en sommes à 61. Et la majorité de ces départs ont été volontaires, c’est-à-dire négociés », expliquait hier François Philizot le préfet de Saône-et-Loire en buvant son café dans le salon Erignac. Ce n’est pas tous les jours qu’un représentant de l’État dans le département aborde aussi frontalement sa gestion de l’immigration, mais le contexte tendu de ces dernières semaines a obligé le préfet à faire hier un peu de pédagogie.

Depuis l’affaire Ilyes Ben Youssef (ce lycéen algérien expulsé puis ayant finalement obtenu un visa long séjour), les fonctionnaires du bureau des étrangers ont en effet essuyé « des mises en accusation brutales ». Murielle Clatot, directrice des libertés publiques, raconte : « Nous avons reçu de nombreux mails, la grande majorité était très outrageante. On nous traitait de fonctionnaires vichystes, de voleurs d’enfants, de chasseurs de sans papiers ». Face à ce malaise (les agents du bureau des étrangers étaient allés jusqu’à un arrêt de travail), François Philizot a donc tenu à mettre en perspective le travail de la préfecture concernant les 20 000 ressortissants étrangers recensés sur le territoire. S’agissant des expulsions qui provoquent bien souvent l’émotion de la population, il a tenu à tempérer : « Elles ne représentent qu’un tiers des départs et la plupart concernent des prisonniers qui sortent de prison sous le coup d’une interdiction de territoire. Les doigts de mes deux mains suffisent pour compter les reconduites forcées simples ». Face aux mots blessants reçus par les fonctionnaires, Magalie Selles, la secrétaire générale a tenu à rappeler : « Nous agissons dans un cadre juridique très précis. Notre travail repose sur le droit, pas sur l’émotion, mais sur un droit très incarné ».

Le préfet a d’ailleurs réaffirmé « notre vraie cible policière sont les réseaux de passeurs » avant d’évoquer un souvenir personnel : « L’une des rares fois ou je me suis mis très en colère c’est quand on m’a comparé à Papon. L’émotion légitime n’excuse pas de tels excès ». En conclusion, il a d’ailleurs indiqué : « Nous sommes très attentifs aux situations humaines. Vous n’êtes pas obligés de nous croire, mais c’est vrai. »

vendredi 2 décembre 2011.

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