Chaque dernier mardi du mois, depuis 3 ans et quelques mois, ils sont là, sur la Grand-Place comme dans 150 autres villes françaises. Les défenseurs de la cause des sans-papiers croient en leur méthode. par YOUENN MARTIN > youenn.martin@nordeclair.fr Un vent froid balayait la Grand-Place mardi soir. En cercle autour d'une petite lanterne, droits comme des piquets, stoïques et silencieux, une trentaine d'hommes et de femmes attend que l'heure se passe. Leur rituel a quelque chose de mystique. On appelle ça un cercle de silence. Sur la Grand-Place de Roubaix comme dans 150 autres villes de France, ce phénomène se reproduit chaque dernier mardi du mois depuis trois ans et demi. C'est leur manière de défendre la cause des sans-papiers. Une plaidoirie sans parole peut-elle être entendue ? « C'est symbolique et ce n'est pas notre seul mode d'action.
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dimanche 4 décembre 2011.