
A l'appel de Resf, Réseau éducation sans frontières, en tant que parents d’élèves, enseignants, citoyens défenseurs des droits de l’homme, nous vous avons alertés à de multiples reprises, à Paris, à Brazzaville et à Addis Abbeba, au siège de votre compagnie, sur la situation dans laquelle se trouvent Madame Brigitte VIGOUREUX et ses deux filles Elaura (15 ans) et Thyssina (13 ans). Depuis aujourd'hui plus de 3 mois, elles sont bloquées à Pointe Noire au Congo Brazzaville suite à un imbroglio administratif avec la Belgique.
Nous avons réussi à faire en sorte qu'elles obtiennent des visas pour rentrer en France, où nous vous le rappelons, elles vivent et où Elaura et Thyssina poursuivent leur scolarité dans le 13e arrondissement de Paris. Elles auraient dû, début septembre, effectuer leur rentrée en seconde au lycée et en quatrième au collège. Ne pouvant quitter le Congo, elles ont malheureusement déjà manqué le premier trimestre de leur année scolaire.
Elles avaient fait confiance à Ethiopian Ailalines pour voyager. C'est pourquoi nous vous avons sollicité pour que le billet retour que vous aviez émis soit prorogé. Vous aviez donné un accord de principe. Certes la date initiale de cette prorogation s'est trouvée dépassée du fait de la longueur des démarches pour obtenir leurs visas. Mais nous sommes convaincus qu'il vous est possible, humainement et certainement commercialement, de rendre ce retour possible, la date de leur visa de retour étant liée à celle de leur billet d'avion.
Nous nous permettons donc d'insister pour que vous fassiez ce geste. Il permettra de mettre fin à un calvaire qui pour cette mère et ses deux filles n'a que trop duré.
Nous vous informons que, comme pour l'ensemble des démarches et actions effectuées pour sortir Brigitte et ses filles de cette situation, cette dernière sera rendue publique ce qui mettra à l’honneur votre geste. C'est aussi la garantie de leur retour rapide.
