
Depuis trois ans, la ville d'Angers est confrontée à un afflux sans précédent de migrants venus de la Corne de l'Afrique, notamment de Somalie. Près de 2000 demandes d'asile ont été déposées depuis 2009 dans cette préfecture de 150 000 habitants. Les élus et les associations tirent la sonnette d'alarme. La ville, malgré toute sa bonne volonté, n'arrive plus à accompagner dignement les migrants. Centres d'hébergement, plateforme d'accueil, locaux pour sans abris, tout est saturé.
Angers est victime de sa bonne réputation en matière d'accueil, mais aussi de la répartition des plateformes qui accompagnent les demandeurs. Dans les environs aucune ville (mis à part Nantes) ne possède une plateforme ou une borne "Eurodac" (le fichier qui permet de relever les empreintes digitales des migrants).
Angers n'est pas un cas isolé, mais symbolise un problème de répartition nationale. Aujourd'hui toutes les préfectures avec plateformes et bornes arrivent à saturation. 2011 sera sans doute une année record en terme de demandes d'asile. Et déjà en 2010 l'Ofpra (Office français de protection des réfugiés et apatrides) a enregistré une hausse des dossiers de 49% en 3 ans.
