C’est avec la plus grande indignation que nous venons d’apprendre que Monsieur Ayoub BOUZOMITA, ressortissant tunisien, né le 30/03/1967 en Tunisie, a été arrêté lundi 12 décembre 2011 à Montreuil puis placé en rétention au Centre de Rétention Administrative de Bobigny le 13/12/11 par le préfet de Seine-Saint-Denis sur la base d’une Obligation de Quitter le Territoire Français du même jour.
Entré en France en 2003, il vit maritalement avec Mademoiselle Mounia SAAD, née le 24/11/77 en Tunisie, ressortissante tunisienne, qui est enceinte de lui de 6 mois. M. BOUZOMITA et Melle SAAD forme une famille unie avec leurs deux enfants (bientôt trois) :
- Amira BOUZOMITA, née le 24/03/1996 en Tunisie, scolarisée au CFA Stephenson du 18ème.
- Amir BOUZOMITA, né le 21/01/2009 en France, scolarisé en crèche à Montreuil.
Melle SAAD ne souhaite qu’une chose : ne pas être séparée de son conjoint et accueillir dans les meilleures conditions possible leur troisième enfant. Melle SAAD présente une grossesse à risques comme l'atteste son médecin durant laquelle elle doit rester allongée jusqu’au terme de celle-ci, soit encore 3 mois.
Jusque-là, elle était heureusement épaulée de manière particulièrement bienveillante par son compagnon, M. BOUZOMITA, qui prenait en charge la vie de famille.
Par ailleurs, Madame a été conduite à l’hôpital suite à des complications liées au traumatisme de l’arrestation de M BOUZOMITA
Pour cette raison, elle doit être hospitalisée le 14/12/11 pour une durée indéterminée, ce qui laisserait ses enfants livrés à eux-mêmes si leur père est expulsé de force vers la Tunisie.
De plus, si l’OQTF de M. BOUZOMITA était mise à exécution, cette famille serait brisée. La stabilité des enfants et l’arrivée de l’enfant de ce couple seraient très perturbées.
Nous, parents, enseignants, voisins, amis et citoyens, demandons solennellement au tribunal administratif de Montreuil d’annuler l’obligation de quitter le territoire français prise à son encontre par le préfet de Seine-Saint-Denis afin de lui permettre de déposer une demande de titre de séjour, mention « vie privée et familiale » et qu’il puisse continuer à vivre et à travailler dans notre pays et se consacrer à sa famille.