EXPULSION
Réseau éducation sans frontière
doit se mobiliser de plus en plus
Son avenir ne tient plus désormais qu’à
une décision de justice.
Hier, au tribunal
administratif de Lille, une famille
kabyle contestait son Obligation de quitter
de territoire français (OQTF). Le jugement
sera rendu d’ici quelques semaines.
Pour ce couple et leurs deux
enfants, impossible de retourner dans
un village, près de Tizi Ouzou, en Algérie.
« Les menaces étaient de plus en
plus pressantes », confiait le couple au
quotidien Nord Eclair, mi-novembre. Le
cas de cette famille n’est pas isolé. Le
Réseau Education Sans Frontières
59-62 (RESF) suit également de près
d’autres situations préoccupantes.
Comme celle de Nelo Pedro, ex enfantsoldat
congolais âgé de 20 ans, sous le
coup d’une expulsion, ou de Lilia, âgée
d’une cinquantaine d’années, à qui l’on
demande de rentrer en Moldavie (hors
U.E), suite à un divorce, malgré son certificat
de nationalité roumaine. Une
étudiante sénégalaise en école de commerce
ou une jeune maman originaire
d’Afrique noire docteur en pharmacie
sont également concernées. « Les cas
se multiplient actuellement, nous accompagnons
de plus en plus de personnes
», s’alarme Jacques Caude,
enseignant lillois et membre de RESF.
L’an dernier, le réseau lillois a aidé une
quarantaine de personnes. Contactée
hier, la préfecture ne nous a communiqué
aucune statistique précise sur le
nombre d’OQTF. W GAËTANE DELJURIE