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LIBERTE HEBDO : réunion de RESF à Amiens

 




 


Environ deux cents militants, de plus de quarante-cinq départements, ont participé
au congrès national de RESF, le week-end dernier. (Photo Pierre Cadinot)



Les militants RESF
face aux candidats


A quelques mois des présidentielles et des législatives, le congrès national de « Réseau Education sans frontières » s’est tenu à Amiens les 14 et 15 janvier..

L’amphithéâtre de la faculté de droit d’Amiens est plein. Plus de deux cents militants de Réseau Education sans frontières (RESF) participent à la réunion nationale qui de déroule durant tout le week-end. Zina est au micro, sa voix tremble un peu : pas facile de se mettre à nu devant tous ces gens. La jeune femme raconte, neuf années de galères, sans papiers.
Zina a fui la Géorgie en 2002 avec sa famille car elle est Yézide, une minorité kurde opprimée dans ce pays. Les premières semaines, elle dormait dans sa voiture avec sa famille, puis elle et les siens ont connu le Centre d’accueil des demandeurs d’asile, la Cour nationale du droit d’asile, l’Office français de protection des étrangers apatrides et l’obligation de quitter le territoire français. « Un jour, les gendarmes, en civil, sont venus m’arrêter chez moi et ont emmené mes enfants sous le bras pour nous jeter en détention », raconte Zina. La jeune femme se souvient, RESF avait constitué un dossier de défense et mobilisé son réseau pour les libérer. Le chemin fut encore long mais « c’est le parrainage républicain, organisé par RESF, à la mairie de Longueau (Somme) et au Conseil régional de Picardie qui a permis de faire aboutir la régularisation à titre humanitaire ».

Lettre aux politiques

Zina a appris le français avec un bénévole du réseau, elle est aujourd’hui aide-éducatrice dans un lycée. « Me voilà autonome. Là encore, le combat de RESF donne du sens à la devise ‘‘liberté, égalité, fraternité’’. J’espère que les conclusions qui sortiront de ce congrès seront prises en compte dans la campagne pour les présidentielles, c’est-à-dire la préservation du droit d’asile et l’accès aux mêmes droits que les Français », ajoute-t-elle.
Les prochaines échéances électorales sont au cœur des discussions de ce congrès national. RESF exige des positions claires de la part des candidats concernant la politique actuelle d’immigration. Un courrier portant principalement sur la situation des enfants scolarisés de familles de sans-papiers devrait être adressé aux différents politiques dans les jours à venir. Un questionnaire accompagnera la missive. En haut de la page, on peut lire : « Etes-vous prêts à rompre avec cette politique xénophobe et discriminatoire qui désigne l’étranger comme le bouc émissaire, qui érige la « préférence nationale » en dogme ? ».
« Nous attendons que le droit d’asile redevienne un droit fondamental dans les faits. Pas question d’accepter qu’il y ait en France des citoyens sans droits », affirme Marcel Dekervel, militant amiénois.
Ces deux jours de congrès sont l’occasion pour RESF de faire le bilan de l’année, de partager à travers différents ateliers mais aussi de prendre des décisions concernant les perspectives.

« Le droit aux droits»

Le réseau souhaite une réforme législative du droit des étrangers concernant l’ensemble des droits fondamentaux, qu’il s’agisse de l’accès aux soins, à l’éducation, au logement. « Le droit aux droits »,voilà le postulat de départ.
Plusieurs élus picards viennent témoigner leur soutien aux militants. Gilles Demailly, maire d’Amiens, prend la parole :« La politique actuelle concernant l’immigration est scandaleuse. Les méthodes du gouvernement sont celles d’un autre temps ! L’immigration est une richesse, pas un problème, sans papiers ne signifie pas sans droits ». Christian Manable, président du Conseil général de la Somme, pointe du doigt «le désengagement de l’Etat en matière de politique d’accueil. Cette dernière n’a de sens que si l’on renforce la solidarité nationale. Les collectivités départementales ne peuvent pas assurer seules, sinon, il y a rupture avec le principe républicain d’égalité».
Un représentant du Conseil régional intervient à son tour : « Nous devons respecter la promesse républicaine de justice et de citoyenneté »,proclame-t-il.
Depuis un an, le ministère de l’Immigration et de l’Identité nationale a été transféré au ministère de l’Intérieur, ce qui signifie que désormais, les étrangers relèvent de la police. Pour RESF, ce symbole est intolérable. Pour les militants de RESF, forts du soutien des élus locaux picards, l’année 2012 sera combative ou ne sera pas.
Elsa GRIGAUT
 


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samedi 21 janvier 2012.

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