par Philippe Wendling Valise à la main, Héléna et son époux Milos* quittent le siège du Collectif pour l'accueil des solliciteurs d'asile à Strasbourg, quai Saint-Nicolas. « Nous sommes venus chercher un peu d'aide, confie la jeune femme de 21 ans originaire du Kosovo. Chaque jour, nous devons trouver un endroit pour dormir. On a parfois une chambre par le 115. Comme je suis enceinte, on a un peu plus de chance que d'autres qui sont obligés de dormir dans la rue. Mon mari, qui est cuisinier, aimerait travailler, mais sans papiers ce n'est pas possible. On en demande à la préfecture depuis quatre mois, mais pour l'instant c'est négatif. » La raison, Héléna l'ignore. Arrestations et rétention « Les délais d'attente à la préfecture sont normalement de quatre mois, mais durent en général six à huit mois », a estimé, hier, Françoise Poujoulet lors d'une présentation de l'étude « Migrations, état des lieux 2012 » publiée par la Cimade, une association d'aide aux migrants dont elle est la déléguée-Alsace.
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mercredi 25 janvier 2012.