Hier l’avocat ( Maître Demir) a contesté la rétention au TA en axant sa plaidoirie sur cet arrêté dit "Popov". L’enjeu est important pour la famille mais aussi pour la suite .
Si le juge libère la famille , cela signifie " plus d’enfants en rétention"
Mercredi soir une famille roumaine qui avait reçu une OQTF a été arrêtée à son domicile et emmenée directement au centre de rétention de Oissel malgré la résistance de quelques uns d'entre nous appelés par la fillette . Florentina a 11ans , Christi le garçon a 15ans , ils sont tous deux scolarisés à Petit Quevilly ( près de Rouen) .
Branle bas de combat: on alerte la presse , les établissements scolaires ; les militants et les autres comme on sait le faire . Deux éléments à noter :
1°cette famille a fait l'objet d'un Dalo avant l'OQTF mais la préfecture ne l'a évidemment pas relogée : elle occupe donc indument un appartement .
Le préfet a donc fait procéder à l'expulsion du "squat" sur la demande du propriétaire et a trouvé un logement : le CRA .
2° Il y a quelques jours la Cour Européenne a donc condamné la France pour traitement dégradant et inhumain lors de la rétention d'enfants précisément à Oissel .
Hier l'avocat ( Maître Demir) a contesté la rétention au TA en axant sa plaidoirie sur cet arrêté dit "Popov". L'enjeu est important pour la famille mais aussi pour la suite .
Si le juge libère la famille , cela signifie " plus d'enfants en rétention" . Or , la famille est libérée mais le juge n'a pas encore prononcé les attendus : il hésite encore : soit "rétention inhumaine et dégradante pour les enfants" soit " suffisamment de garanties pour que la famille soit maintenue à son domicile jusqu'à son éloignement" ( qui était prévu dimanche).