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Le Progrès (Lyon) : Réfugiés cherchent pays d'accueil

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Le Progrès (Lyon) : Réfugiés cherchent pays d'accueil

mardi 6 février 2007

 

La famille A, venue du Kosovo, tente d’obtenir le statut de réfugié politique

Persécuté dans son pays, le Kosovo, pour ses convictions politiques, Mr A pensait pouvoir trouver refuge en France.
Parce qu’il s’être rendu en premier lieu en Slovénie, la France refuse de prendre en compte son dossier.
Selon le règlement dit « de Dublin », c’est le premier pays dont lequel le réfugié établit une demande qui doit s’occuper du dossier. Une demande que M A s’était pourtant bien gardé de faire.
Malgré les nombreuses preuves du danger qu’il court au Kosovo -dont une lettre de la police locale qui l’atteste !, l’application de ce règlement bloque toute possibilité d’obtention du statut de réfugié.
Dès son départ du Kosovo, avec sa femme et deux enfants, Mr A avait choisi la France comme destination. Choix logique, puisque les parents et les soeurs de sa femme s’y trouvaient déjà depuis la guerre.
Si le passage en Slovénie de cette famille bloque l’examen du dossier, un retour dans ce pays ne semble pas une option envisageable : « les gens sont agressifs, ils nous ont mis dans un centre de rétention qui est vraiment une prison, raconte Mr, et puis j’ai des ennemis kosovars là-bas ».

« Un cas typique de réfugiés politiques »
Tout n’est pourtant pas perdu. « Le règlement de Dublin n’empêche pas a priori la France d’examiner elle aussi le dossier et d’accorder le droit d’asile, explique Jean Bernin, un ancien administrateur de Forum Réfugiés, association qui héberge les familles en attente de régularisation. C’est un cas typique de réfugiés politiques, et sans ce règlement, l’asile leur serait certainement délivré. »
Mais pour l’instant, la famille vit dans l’angoisse d’une reconduite à la frontière, qui s’ajoute à une situation très fragile. Sans revenus, ils vivent au foyer Sonacotra de la Perralière, grâce aux aides de Forum Réfugiés.
Tous les quinze jours, Mr doit « pointer » à la préfecture qui lui remet une autorisation nouvelle en attendant la décision finale.
Si une réponse négative signifierait une expulsion imminente, une réponse positive marquerait le début d’une nouvelle vie pour la famille A. Celle-ci n’attend que ça, le père ayant d’ores et déjà obtenu une promesse d’embauche.

De notre correspondant local Samuel Tribollet

mercredi 7 février 2007.

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