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CARCASSONNE (11) : URGENT soutien à Monsieur M

Réagissons par fax, mel, tel ...
 

Monsieur M. a été arrêté vendredi dans des conditions scandaleuses à la préfecture de l’Aude et s’est vu notifier un APRF.

Il passe lundi 19/02 au TA de Toulouse.

Nous avons donc besoin de la mobilisation de tous.

Vous trouverez ci-dessous un modèle de lettre à adresser à la préfecture de l’Aude, au ministère de l’intérieur, etc., qui résume la situation.

Merci de le diffuser le plus largement possible.

RESF 11
educsansfrontieres11@laposte.net
04 68 47 41 47

Envoyer fax, mail, tel lundi 19/2

coordonnées de la préfecture de l’Aude
bernard.lemaire@aude.pref.gouv.fr
communication@aude.pref.gouv.fr
Téléphone : 04 68 10 27 01
Télécopie : 04 68 72 32 98

modèle de lettre :

Objet :

Annulation de l’APRF de Monsieur M de Carcassonne

Monsieur le Préfet de l’Aude,

Je vous signifie par la présente mon indignation profonde face à la rétention subie par M. M ... et aux conditions dans lesquelles il s’est vu notifier sa nouvelle situation. Je me permets de vous rappeler divers éléments concernant cette famille, qui vous permettront sans le moindre doute de revenir sur l’arrêté préfectoral de reconduite à la frontière.

Deux des enfants de ce père de famille sont régulièrement scolarisés à Carcassonne et le troisième est né à Carcassonne le 08/06/2005.

Comme tant d’autres familles, cette famille marocaine, qui vit aujourd’hui à Carcassonne, avait cru aux promesses de régularisation, faites par le ministre de l’intérieur à l’occasion de la publication de la circulaire du 13 juin relative à la régularisation des familles ayant un enfant scolarisé.

Comme tant d’autres familles, cette famille a été déboutée pour des motifs que n’ont compris ni les intéressés ni ceux qui les accompagnent dans leurs démarches légitimes.

Brutalement séparé des siens vendredi matin à la Préfecture où il allait, en famille, plein de confiance "pour régulariser sa situation", il a été placé au centre de rétention de Cornebarrieu (31), et assigné à résidence depuis samedi dans l’attente de la décision du Tribunal Administratif.

Je refuse que ces enfants soient privés de leur père au mépris de tous les droits.

Je refuse que cette famille vivant sans histoires soit renvoyée dans un pays que les enfants ne connaissent pas ou plus.

Je n’accepte pas que cette famille se trouve aujourd’hui menacée !

Comment accepter que notre pays fasse si peu de cas de la vie de ces enfants, de cette femme et de cet homme ?

Je n’accepte pas que notre pays, qui longtemps fut considéré comme celui des Droits de l’Homme, bafoue aujourd’hui le droit à l’Education, le droit de vivre en famille.

Je demande le respect des conventions internationales signées par la France.

Je demande que ce monsieur, son épouse et ses enfants, puissent tous ensemble en famille, vivre parmi nous afin que ces derniers puissent poursuivre leur scolarité en cours dans des conditions dignes et humaines.

Je vous prie d’agréer, Monsieur le Préfet, l’assurance de nos cordiales salutations.

dimanche 18 février 2007.

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