Le RACO Marseille (http://lerouetacoeurouvert.blogspot.com), comme l’a fait RESF 13, dénonce fermement les agissements de la Préfecture des Bouches du Rhône qui vient de déclarer la chasse aux jeunes sans papiers scolarisés ouverte.
Le 22 juin, à 7h00 du matin, quatre policiers sont venus se saisir manu militari du jeune tunisien Fathi TOUALBI, étudiant en thèse à la fac de Lettres d’Aix, dans sa résidence universitaire CROUS Lucien Cornil, 168 rue St Pierre, à Marseille.
Emmené au Centre de Rétention Administratif du Canet, dont l’ouverture ne date que de 10 jours, cet étudiant a été conduit de force vers le Port Autonome afin d’être embarqué sur le Carthage (compagnie CTN) pour un aller simple vers Tunis.
Le hasard fait que ce navire n’est pas arrivé sur Marseille car tombé en panne à Gênes.
Fathi a donc été ramené au CRA où il y passera la nuit.
Les méthodes employées sont choquantes. Elles témoignent d’un acharnement, d une traque sans intérêt qui rappelle les heures les plus sombres de l Histoire.
Déjà ds militants du Réseau éducation sans frontières (RESF) étaient nombreux le 22 juin au port autonome de Marseille en soutien à un jeune thésard tunisien.
En Mars, après un contrôle de police, Fathi avait été sommé de régulariser sa situation, son titre de séjour étant périmé depuis octobre. « Sauf qu’en plein conflit CPE, la fac était bloquée et il n’a pu le faire, note Florimond Guimard, de RESF 13. Mais pourquoi s’acharner sur lui ? C’est scandaleux. » Plusieurs associations et élus, ainsi que le directeur de recherche de l’étudiant, ont écrit hier au préfet.
Comme le Réseau Education Sans Frontières le demande, le RACO appelle tous les progressistes et défenseurs des droits de l’homme à interpeler la Préfecture des Bouches du Rhône pour qu’elle renonce à cette expulsion et relâche Fahti qui doit pouvoir poursuivre ses études en France.
Un rendez-vous est donné le vendredi 23 juin à 7 h30 du matin à l’aéroport de Marignane. Le rendez-vous précis est la zone d’enregistrement des bagages du vol de 9h35 en direction de Tunis (Hall 1).
Ultime solution pour que Fathi TOUALBI ne soit pas expulsé : s’adresser aux passagers, raconter, argumenter en leur expliquant qu’ils peuvent tout à fait refuser d’attacher leur ceinture en présence d’une personne menotée . Aujourd’hui dans chaque vol quelques personnes étaient prêtes à mettre en place cette action ...
Chaque citoyen peut encore :
inonder le fax du préfet des BdR (fax : 04 91 15 60 70)
ou son email :
cabinet@bouches-du-rhone.pref.gouv.fr
et aussi le Secrétariat Général
(Mme Montacer, Sous Préfet) : fax 04 91 15 62 10
fax gratuit : http://www.alliancemca.net/fax.html