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Strasbourg : La mort au bout de l’expulsion

 

Une cinquantaine de membres de la communauté tamoule d'Alsace se sont rassemblés hier matin, place Broglie. En silence, brandissant des pancartes, ils ont réclamé l'arrêt des expulsions de Tamouls vers le Sri Lanka. Une mobilisation décidée à la suite du décès, après son retour forcé au pays, d'un ancien demandeur d'asile qui s'était installé dans la capitale alsacienne. « Expulser les nôtres s'apparente à une peine de mort. Ce que les militaires ont fait à Elanchelvan est malheureusement courant », lâche David, un Tamoul de 43 ans.

Le 28 février, Elanchelvan, 30 ans, a été abattu par des soldats dans son village du nord de l'île. Un arrêté de reconduite à la frontière avait entraîné son expulsion d'Alsace en août 2005. Trois ans plus tôt, il avait rejoint Strasbourg où vit une partie de sa famille, pour demander l'asile politique. Soupçonné au Sri Lanka d'être un séparatiste, il pensait obtenir le statut de réfugié, d'autant que deux de ses frères avaient été liquidés par les militaires.« Malgré une page complète de description des tortures qu'il a endurées, et dont il portait les traces, sa demande a toujours été refusée »,  déplore Simone.

Bénévole au collectif d'accueil pour les solliciteurs d'asile à Strasbourg (Casas), elle a accompagné Elanchelvan dans ses démarches administratives. « On espère au moins que ce qu'il a subi servira d'exemple aux autorités, pour qu'elles suspendent les expulsions de Tamouls, comme c'est déjà le cas pour les Tchétchènes. »

Jonathan Barbier

mardi 27 mars 2007.

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