UNE ARRESTATION MUSCLÉE ET UNE EXPULSION EXPÉDITIVE

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Communiqué du RESF

UNE ARRESTATION MUSCLÉE ET UNE EXPULSION EXPÉDITIVE

 

A voir absolument : la vidéo de l’arrestation particulièrement violente de la famille Babayan, filmée par un témoin sur place : https://docs.google.com/file/d/0B1bWcD6GGTjtcU13ZUhwRjNBak0/edit?pli=1


Le 7 août 2014


Le 5 août 2014, à six heures du matin, Souren et Asya Babayan, Arméniens, et leurs 2 enfants âgés de 7 ans et de 8 mois dormaient au CADA (Centre d’accueil et d’hébergement des demandeurs d’asile) de Nancy. Jean-François Raffy, secrétaire général de la Préfecture de Meurthe-et-Moselle et un fonctionnaire de la police aux frontières (PAF) se sont présentés à la porte de leur chambre. Souren a refusé d’ouvrir. Monsieur Raffy lui a demandé de les accompagner, en échange il a promis qu’il laisserait sa famille tranquille. Il est donc sorti. Il a été transféré au commissariat de police où il a été placé en retenue administrative


Malgré cette promesse du secrétaire général de la préfecture, vers sept heures du matin, la police s’est à nouveau présentée au CADA. Ils ont toqué.


Asya Babayan a refusé d’ouvrir. Ils ont commencé à forcer la porte, qui s’est en partie cassée. Il a également été fait appel à un serrurier pour l’ouvrir de force. Asya Babayan a refusé de sortir. Elle a été empoignée et traînée dans l’escalier sur les 3 étages. Les deux enfants ont été pris par la police malgré leurs pleurs et la résistance de l’aînée. De nombreuses personnes ont été témoins de la scène et des vidéos ont été prises. Madame porte des marques sur les jambes et les bras de cette descente contrainte des escaliers.


Elles ont alors été amenées au commissariat de police. Elles n’avaient pas pris de petit-déjeuner


Elles ont été transférées au CRA de Metz directement vers 10 heures du matin. A aucun moment, Asya Babayan ne s’est vu notifier une décision de placement en rétention.


En parfaite violation de la promesse présidentielle de ne plus placer d’enfant en rétention, deux enfants ont été enfermés dans un CRA qui, en outre, n’est pas équipé pour recevoir des bébés de 8 mois. Monsieur est arrivé peu de temps après.


En dépit d’un recours déposé au TA par leur avocate, ils ont été emmenés le lendemain 6 août à l’aurore vers un aéroport parisien pour un vol à destination de l’Arménie à 13h20.


Que vont-ils devenir lorsqu’on sait que Monsieur a été emprisonné pour trahison à son pays, torturé et laissé pour mort au bord d’une route ?


D’autant que plusieurs évènements tragiques, ces derniers temps, à la suite de l’expulsion de déboutés du droit d’asile, et qui ne sont pas à l’honneur de notre pays, laissent craindre le pire[1].


La détermination de RESF est sans faille : RESF continuera opposer à cette politique dégradante pour la France, qui doit rester une terre d’Asile pour ceux qui n’ont pas d’autre choix que quitter leur pays.


Contact : Jeannette Vallance - 03 83 40 16 47


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[1] Rappelons entre autres qu’Andranik Margaryan, un père de trois enfants, expulsé le 7 juillet à Erevan, a disparu depuis son arrivée en Arménie et que, malgré nos recherches, nous sommes incapable de le localiser ou de savoir s’il est toujours vivant (cf. la chronique RESF du 23 juillet dans Charlie Hebdo : http://www.charliehebdo.fr/news/expulse-1241.html )

jeudi 7 août 2014.

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