accueil RESF
HIER, AUJOURD’HUI, DEMAIN,
ILS SONT SOUS NOTRE PROTECTION!
DON au RESF
Accueil > RESF - Collectifs locaux > 67-Bas Rhin > La revue de presse > Année 2007
Contact
Medias - DNA - Dernières Nouvelles d

La polémique gagne Air France

 
Des élus du comité central d’entreprise d’Air France ont interpellé les actionnaires, qui se réunissent aujourd’hui en assemblée générale, pour demander « l’arrêt de l’utilisation des avions du groupe » pour l’expulsion des sans-papiers, une démarche sans précédent.
Le 5 juillet, au cours du CCE durant lequel cette motion a été adoptée, le PDG Jean-Cyril Spinetta a en outre affirmé qu'il se « passerait bien » de ces expulsions, selon un compte-rendu confirmé par trois élus au CCE et que la direction d'Air France a qualifié de juridiquement « sans valeur ».

« Ce n'est pas par préoccupation commerciale, nous nous en passerions bien et les coefficients de remplissage d'Air France sur l'Afrique sont là pour démontrer que nous n'avons pas besoin de ces clients-là », affirme notamment le PDG d'Air France.

« Si le gouvernement (...) décidait de passer par un autre système qu'Air France, je m'en réjouirais personnellement », ajoute-t-il.

Dans leur motion, les élus avaient pour leur part demandé aux actionnaires « de se prononcer pour l'arrêt de l'utilisation des avions du groupe Air France-KLM pour les expulsions d'étrangers qui nuisent à l'image de la compagnie et à la sécurité des vols ».

Cet appel, adopté par 12 élus représentant les syndicats CFDT, CGT, FO et CGC, rejoints ensuite par les syndicats de pilotes Alter et Spaf (minoritaires), n'a pas été signé par les deux syndicats majoritaires chez les pilotes, stewards et hôtesses - AF-Alpa et Alliance-PNC -, bien que le deuxième ait admis un « malaise » chez ces derniers.

Demande de moratoire

La motion s'inscrit dans le contexte d'une mobilisation accrue contre les expulsions - suscitée depuis 2006 par le Réseau éducation sans frontières (RESF) - et d'une volonté gouvernementale d'augmenter le nombre d'expulsions, avec un objectif de 25 000 en 2007.

Dans un communiqué, les syndicats déjà mentionnés demandent donc « un moratoire sur les transports d'expulsés », évoquant aussi « les scènes d'une extrême violence » subies par les passagers lors des incidents provoqués par la répression d'expulsés récalcitrants ou les remontrances de passagers solidaires.

Selon RESF, Air France est la première compagnie utilisée pour les expulsions, notamment de par ses dessertes des pays d'origine. Le ministère de l'Intérieur, qui n'a pas voulu communiquer de chiffres, n'a pas confirmé. Le ministre de l'Immigration Brice Hortefeux a cependant indiqué hier que sur les 6 000 « éloignements » intervenus entre janvier et mai 2007 par voie aériennne, seulement « 4,6% » avaient posé des « difficultés ».

Édition du Jeu 12 juil. 2007
jeudi 12 juillet 2007.

Faire connaître cet article

Partager  
FAIRE UNE RECHERCHE sur les mots-clefs associés à cet article :
cliquer sur le mot-clef pour retrouver les articles ayant le même mot-clef
Derniers articles parus :
FIL RSS   liste actusWWW
Liens :
Tous les liens utiles