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Strasbourg - DNA : Un Tamoul menacé d’expulsion

 
Le tribunal administratif de Strasbourg a confirmé, hier, l’obligation de quitter le territoire français (OQTF) prise à l’encontre de Kandiah Krishnananthan, un père de famille sri-lankais d’origine tamoule soutenu par un collectif d’associations strasbourgeoises.

Le soutien d'une trentaine de membres du Réseau éducation sans-frontières (RESF), de la Cimade, de Casas (Collectif d'accueil pour les solliciteurs d'asile à Strasbourg) ou de la pastorale des migrants, n'aura pas suffi.

En effet, le tribunal administratif de Strasbourg a confirmé, hier, l'obligation de quitter le territoire français (OQTF) visant Kandiah Krishnananthan, un Tamoul de 37 ans, père d'un garçon de 3 ans né en France.

« L'expulser, c'est l'envoyer à une mort certaine »

M. Krishnananthan a fui le Sri-Lanka pour échapper aux violences qui opposent les Tigres tamouls (LTTE) au gouvernement cingalais. Il a demandé asile en France à son arrivée à Strasbourg en 2001. L'Office français de protection des réfugiés et apatrides (OFPRA) puis la Commission de recours des réfugiés ont rejeté sa demande en 2003.

« Pourtant, l'expulser, c'est l'envoyer à une mort certaine, s'insurge Simone Fluhr, bénévole à Casas. L'Allemagne a d'ailleurs suspendu les reconduites vers le Sri-Lanka. »

La décision du tribunal a d'autant plus indigné les militants mobilisés pour M. Krishnananthan que sa situation rappelle celle d'Elanchelvan Rajendram - ce Tamoul installé à Strasbourg, débouté lui aussi du droit d'asile, était retourné en 2005 au Sri-Lanka, pour y mourir cette année sous les balles des militaires cingalais.

« Kandiah, comme Elanchelvan, a perdu un frère engagé aux côtés des tigres, souligne Simone Fluhr. Comme lui, il risque de payer cher l'engagement d'un proche aux côtés du LTTE. »

« L'expulsion fait d'autant moins sens que M. Krishnananthan n'a plus d'attaches avec le Sri-Lanka. Sa famille proche est partie pour l'Inde. Sauf un de ses frères, qui vit à Strasbourg après avoir obtenu le statut de réfugié », renchérit l'avocate du demandeur d'asile, Me Sophie Kling.

Après avoir embrassé son fils, M. Krishnananthan a regagné sous escorte le centre de rétention de Geispolsheim.

Sa famille envisage de faire appel et réfléchit à un recours devant la Cour européenne des droits de l'Homme.

M. P.

Édition du Mar 7 août 2007
mardi 7 août 2007.

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