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RESF : Soutien aux grévistes de Lille en rétention au Mesnil Amelot

 

Resf aux cotés des grévistes de la faim, contre les expulsions

Nous sommes à leurs côtés

- parce que cette action extrême n’a été entamée que face au refus persistant de la préfecture du Nord de régler ces situations et qu’elle entraîne des souffrances et des risques que nul homme ne devrait subir pour un bout de papier ;

- parce que nous avons toujours affirmé que notre action pour les enfants, les jeunes et les familles se situait dans une logique d’ensemble de solidarité avec les étrangers sans papiers à qui on refuse le droit au séjour au nom de lois de plus en plus restrictives ;

- parce que la volonté répressive du préfet du Nord est à l’image de celle exprimée par le Président de la République et son ministre de "l’Immigration, de la chasse aux sans papiers et de l’indignité nationale" : l’étranger en situation irrégulière est devenu "l’ennemi intérieur" et le moyen de fidéliser l’électorat le plus extrême, qu’il s’agisse de célibataires, de parents ou d’enfants !

 

Réseau Education Sans Frontières

Réseau national des militants, organisations et collectifs locaux

pour l’information et le soutien aux jeunes scolarisés étrangers sans papiers

                                     

Contacts : RESF 8 impasse Crozatier 75012 Paris

http://www.educationsansfrontieres.org

 

 

 

Communiqué de presse du 24.8.97 / 23 h

 

Soutien aux grévistes de Lille en rétention au Mesnil Amelot

 
L'action des grévistes de la faim de Lille se poursuit, face à un préfet qui, après avoir échoué à diviser le mouvement des sans papiers et les organisations locales depuis longtemps investies aux côtés des sans papiers, joue maintenant la carte de la répression. Tandis que les organisations de soutien (LDH et MRAP) font une ultime tentative auprès du préfet pour rouvrir le dialogue après 70 jours de grève, interpellations et procédures d’expulsion se succèdent.

 

Les grévistes de la faim du Mesnil Amelot maltraités par la justice !

 

Parmi les grévistes de la faim, 10 ont été transférés jeudi au Centre de rétention du Mesnil-Amelot, aux portes de Roissy. Ils ont vu vendredi leur mise en rétention prolongée par le JLD de Meaux (M. Rault, le 1er président du TGI en personne). L'audience s'est déroulée avec ces dix hommes assis devant le juge, affaiblis par un long jeûne qu'ils poursuivent toujours, affaiblis, mais toujours aussi déterminés à voir reconnaître leur droit au séjour. Chacun d'eux a eu successivement la parole pour expliquer sa situation et rappeler la revendication qui est celle du groupe.

Mais le magistrat, soucieux de démontrer son humanité dans la forme, semble avoir surtout entendu la volonté politique exprimée par le préfet du Nord de réprimer les SP et d'en finir avec grévistes. Il a rejeté les 5 causes de nullité relevées dans la procédure par les avocats. Ses conclusions font l'impasse sur un certain nombre de jurisprudences en matière de procédure pénale, notamment concernant la motivation de l'interpellation au regard de la réquisition du procureur, comme en ce qui concerne le délai entre la décision de rétention et le moment où les retenus ont été effectivement en mesure de faire valoir leurs droits. Un jugement qui tranche avec la décision différente prise au même moment par le JLD de Lille (cf Libé de ce jour). Le juge lui-même semblait d'ailleurs peu assuré des fondements juridiques de sa décision, car il a lourdement insisté sur la possibilité, voire la nécessité, pour les dix hommes de faire appel. Deux militants de RESF étaient présents dans la salle pour leur témoigner notre solidarité.

Trois des grévistes avaient encore la possibilité de déposer une requête en annulation de l'APRF qui les frappaient. Ils sont passés devant le TA de Melun ce vendredi matin. La décision tombée en début d'après-midi, sans grande surprise, est négative : ils ont été déboutés. Et on sait qu'un appel n'est pas suspensif en la matière. Des camarades de RESF 77 étaient à nouveau présents dans la salle et se sont manifestés auprès d'eux.
Par contre tout espoir d'aboutir à une libération, comme celle qui est intervenue à Lille, n'est pas perdu : Les 10, avec l'aide de la Cimade du Mesnil (qui a fait un gros et remarquable travail depuis leur arrivée) ont fait appel devant la Cour d'appel de la décision du JLD.

Par ailleurs, chacun a profité de son droit à demander un réexamen de l'OPRA afin de bénéficier du droit d'asile en France, une demande que la situation chaotique de la Guinée Conakry justifie amplement.

 

Ils sont convoqués lundi à 10 h devant la Cour d'appel de Paris (métro Cité). Ils devraient être tous présents lundi devant le juge, malgré le projet initial de la préfecture qui avait retenu des vols pour dimanche. Nous serons à nouveau à leurs côtés.

 

Resf aux cotés des grévistes de la faim, contre les expulsions

 

Nous sommes à leurs côtés  

-          parce que cette action extrême n'a été entamée que face au refus persistant de la préfecture du Nord de régler ces situations et qu'elle entraîne des souffrances et des risques que nul homme ne devrait subir pour un bout de papier ;

-          parce que nous avons toujours affirmé que notre action pour les enfants, les jeunes et les familles se situait dans une logique d'ensemble de solidarité avec les étrangers sans papiers à qui on refuse le droit au séjour au nom de lois de plus en plus restrictives ;

-         parce que la volonté répressive du préfet du Nord est à l'image de celle exprimée par le Président de la République et son ministre de "l'Immigration, de la chasse aux sans papiers et de l'indignité nationale" : l'étranger en situation irrégulière est devenu "l'ennemi intérieur" et le moyen de fidéliser l'électorat le plus extrême, qu'il s'agisse de célibataires, de parents ou d'enfants !

 

Nous demandons la libération de tous les grévistes de la faim en rétention et la régularisation des sans papiers engagés dans cette action. Et plus généralement nous réaffirmons notre revendication :


Pas d'expulsion, régularisation !

 

Contact sur ce dossier : Jean Michel Delarbre 06 89 30 86 15 / Richard Moyon 06 12 17 63 81 27

 

dimanche 26 août 2007.

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