
« Sanitairement, rien n'a changé et les conditions de vie ici sont toujours aussi déplorables », explique Catherine Frappard, membre de l'association Médecins du Monde, qui fait partie du collectif de soutien Rom-Alsace. « L'autre nuit, je me suis fait réveiller par un rat qui me mordillait l'oreille », raconte Kovac, 36 ans, devant sa vieille caravane.
Lui et les autres habitants souhaitent quitter les lieux pour un logement. Mais leur situation administrative, qui ne leur permet généralement pas de séjourner ou de travailler en France, semble un frein à toute solution. « Pourtant ils sont là et il faut bien l'admettre, lâche Catherine Frappard. On ne peut pas accepter de les laisser vivre en France dans ces conditions », explique-t-elle, regrettant « l'absence de réelle concertation entre associations et pouvoirs publics pour dégager des réponses adaptées ». Pour ces Roms, pas question de retourner au pays, où, expliquent-ils, la discrimination y serait pire que la misère vécue ici. « Je ne demande rien d'extraordinaire, juste quatre murs et un toit pour mon bébé et ma femme qui est encore mineure », lance Marius, 19 ans.
J. Barbier - ©2007 20 minutes