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111 reconduites à la frontière : « Un repère, pas un quota »

Article paru le : 7 septembre 2007
 

Le ministère de l'Immigration a fixé à 111 le nombre d'expulsions d'étrangers en situation irrégulière pour les Ardennes en 2007. Pourquoi ce chiffre précis ?
Franck Chaulet : « C'est la déclinaison locale de l'objectif national, 25.000 reconduites cette année. Chaque département apporte sa contribution ».

Ce chiffre engendre-t-il une politique de quotas ?

F. C. : « Nous ne le vivons pas du tout ainsi. Toute politique doit pouvoir être mesurée pour évaluer sa pertinence. Ce chiffre est un ordre de grandeur, un indicateur comme nous en avons en terme de logement, chômage, sécurité routière ».
111 reconduites, est-ce beaucoup plus que ces dernières années ?
F. C. : « Je ne donnerai pas de chiffres mais c'est un objectif ambitieux. Des départements bien plus peuplés que le nôtre n'ont pas de tels objectifs, la Dordogne par exemple n'a que 41 reconduites à atteindre ».

Comment expliquez-vous cette barre si haute ?

F. C. : « C'est dû à l'histoire du département. Nous avons près de 200 km de frontière, une police aux frontières de cinquante agents presque entièrement dédiée à cela. Sauf que les interpellations se font rarement en frontière. Les personnes sont le plus souvent arrêtées en gare et lors de contrôles d'identité ».

Les chiffres n'exploseront pas

Où en êtes-vous des 111 expulsions ?
F. C. : « Nous n'avons pas fait ce que nous aurions dû faire et nous ne ferons pas exploser les chiffres. D'une part parce que les interpellations de sans-papiers sont des

 
procédures longues et délicates. Et d'autre part parce que les Bulgares et Roumains qui sont désormais européens comptaient pour un nombre très important dans les reconduites ardennaises ».
Procédez-vous à des reconduites sans discernement pour atteindre l'objectif du ministère ?
F. C. : « Absolument pas. Notre politique est dans la droite ligne de celle du gouvernement, à savoir la fermeté. Mais, il n'y a jamais de décisions arbitraires et automatiques. Tout cas fait l'objet d'un examen attentif par la préfecture ».

Pas des fascistes

La préfète des Ardennes régularise-t-elle des sans- papiers ?
F. C. : « C'est encore arrivé cet été. Une famille nord-africaine à Charleville depuis 2003. La maman donne des cours bénévolement dans un centre social, le papa aussi, leurs deux fils sont très bien intégrés. Ils apportent beaucoup. La préfète leur a accordé un titre de séjour. Nous ne sommes pas les « fils de Papon », « fascistes » dont nous affublent les mails que nous recevons chaque jour par dizaines à l'appel des associations militant en faveur des demandeurs d'asile ».
Quels sont les critères de ces régularisations ?
F. C. : « On regarde la situation personnelle de la famille, sa date d'entrée, son niveau d'intégration dans le département, la présence de famille dans le pays. On met tout en balance et ensuite on décide des suites. Tout cela en accord avec la politique gouvernementale. Mais je le répète : l'instance compétente, c'est l'OFPRA ».


Christelle Lefebvre
lundi 1er octobre 2007.

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