accueil RESF
HIER, AUJOURD’HUI, DEMAIN,
ILS SONT SOUS NOTRE PROTECTION!
DON au RESF
Accueil > RESF > PUBLICATIONS > BLIS
Contact

BLIS N° 38

 

Au sommaire du Bliss n° 38

p. 2 Quand la préfète des Ardennes fait son chiffre

p. 3 Expulsion de la famille DEMIRI

p.4 Pression policières dans les quartiers

p.5 Expulsée à Pékin , Le tocsin sonne au Chambon sur Lignon

p.6 Lycéens pourchassés et libérés

p.7 Le faux pas de l’IA de Strasbourg, Pas d’asile pour M. Babaev

/IMG/fckeditor/UserFiles/bliss38.pdf

Edito

La loi HORTEFOU
 

Le projet de loi Hortefeux sur la « maîtrise de l’immigration » est débattu au Parlement depuis le 18 septembre, 4ème loi proposée en cinq ans à la représentation nationale pour contrôler l’immigration, présentée comme le fléau de la nation française, rendue responsable du chômage, du déficit de la sécurité sociale, de la baisse du niveau des élèves, en un mot de la faillite générale.

4ème texte de restriction, qui sous prétexte de lutte contre l’immigration illégale s’attaque en réalité aux étrangers en situation régulière et leur interdit pratiquement toute possibilité d’être rejoints par leur famille et qui réduit encore le droit d’asile abaissant le délai de dépôt des demandes de 30 à 15 jours. Un texte que le député Mariani, artisan malfaisant de la lutte contre les sans papiers, a su agrémenter de plusieurs amendements vicieux : Test ADN, exclusion des sans papiers des hébergements d’urgence, amputation du délai de recours devant la Commission de Recours des Réfugiés (CRR). On aurait pu se réjouir des velléités de fronde du Sénat, si, de toute façon, l’Assemblée nationale ne devait pas l’emporter en dernière lecture.

Au moment où débutait le débat, 10 voitures de police raflaient dans le quartier de Barbès (Paris 18ème). Deux jours plus tard, Mme Chunlan LIU-ZHANG, chinoise sans papiers, se défenestrait à l’arrivée de la police à son domicile.

A Digoin (Saône et Loire) Grâce (5 ans), Beni (3 ans) étaient privés de cantine, parce que leur mère est sans papiers. L’indignation a obligé le maire UMP à revenir sur cette décision.

Faits insoutenables, à des titres évidemment différents mais qui chacun traduisent l’impensable au pays des droits de l’homme et de la liberté.

Tous relèvent de la chronique d’une politique, nationale ou locale, qui persistant à faire du sans papiers le bouc émissaire de ses impuissances, le pourchasse en toute impunité, détruit sa famille, punit ses enfants.

Devant l’horreur du décès de Mme LIU-ZHANG, les partis de gauche, les organisations syndicales, les associations se sont retrouvés pour dénoncer ensemble la stratégie du chiffre, bras armé de la politique de l’immigration déployée par la présidence Sarkozy. Des maires des Hauts de Seine et de Seine St Denis ont rappelé au Ministre de l’Immigration qu’ils n’étaient pas à ses ordres. Des parlementaires parrainent des jeunes et des familles sans papiers, à l’Assemblée Nationale le 2 octobre. Ces exemples sont courageux, il faut les soutenir et les multiplier, poursuivre le débat sur le terrain quotidien des citoyens et des élus, engager toutes les forces du mouvement social à refuser de cautionner les dérives dangereuses initiées par ces lois.

Octobre sera le mois des mobilisations sociales, pour une autre une société où chaque homme, femme, enfant pourrait trouver dignité et qualité de vie. La question des sans papiers, enfants privés d’école, famille séparées, adultes empêchés de travailler, d’aimer, de circuler, privés du droit d’avoir des droits, la question des étrangers, n’est pas à la marge, mais au cœur de ces revendications. Une société qui laisserait une fraction de ses habitants (et qu’on le veuille ou non, les sans papiers appartiennent à la société) soumise aux persécutions promises par le clan Sarkoy-Hortefeux-Mariani, parents et amis milliardaires, ne saurait être une société libre.
vendredi 5 octobre 2007.

Faire connaître cet article

Partager  
À L'AGENDA
mercredi 23 / 04
agenda météo iCal
Derniers articles parus :
FIL RSS   liste actusWWW