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Dettwiller (67) : Les soutiens affluent, un espoir subsiste

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Dettwiller (67) : Les soutiens affluent, un espoir subsiste

 

Le cas de la famille Agababian fait l’objet d’une forte mobilisation locale. RESF(*) interpelle tous azimuts et fait circuler une pétition. De son côté le député Emile Blessig s’apprête à saisir le préfet.

« Nous avons à ce jour 400 signatures », relève Jean-Louis Durrousseau, membre local de RESF. Cette pétition a été lancée il y a deux semaines à l'école primaire de Dettwiller afin de « sensibiliser et communiquer » sur le sort de cette famille arménienne. Le recueil de signatures est désormais diffusé dans tout le secteur et commence à faire effet. « La petite Diana qui a fait son CP, CE1 et CE2 ici est une élève très satisfaisante et parle parfaitement le français. C'est un coup dur pour la famille, surtout quand l'État français les laisse espérer pendant 2 ans et demi », témoigne Christophe Kremer, directeur de l'école primaire. Même son de cloche du côté du Rosier Blanc, où la maman, Lucine, s'est engagée bénévolement :  « Lucine est prête à rendre service, à donner un coup de main là où il y en a besoin, cela veut dire qu'elle a la volonté de s'intégrer », observe la directrice Thérèse Birky.

L'élan de solidarité est bien réel. L'association Accueil sans frontières ne pouvant plus, légalement, prendre en charge cette famille, c'est donc toute une chaîne locale qui s'est montée. Et la mairie de Dettwiller n'est pas en reste. « Jusqu'à maintenant, on a paré au plus pressé  », explique Jean-Paul Wantz. « On les soutient financièrement avec le CCAS(**) et personnellement, je suis en train d'écrire une lettre au préfet car c'est une famille vraiment bien intégrée », ajoute le premier magistrat.

Enfin, le député Emile Blessig s'apprête lui aussi à prendre sa plume pour interpeller les autorités administratives. « J'ai reçu cette famille samedi dernier », explique-t-il, « et je compte user d'un véhicule juridique auprès du préfet ». « En effet, mardi, l'assemblée nationale a voté sa loi sur l'immigration où un amendement stipule, en résumé, qu'il y a possibilité de régularisation à titre exceptionnel si le demandeur bénéficie d'une promesse d'embauche dans un secteur économique sous tension », annonce le député.

Emile Blessig entend donc mettre en avant que « Lucine Agababian est cardiologue et qu'elle a une possibilité de travail à mi-temps mais que surtout, son mari possède une promesse d'embauche à temps plein dans une entreprise du bâtiment ». Des arguments qui, en cas de refus du préfet, pourraient être présentés devant un tribunal administratif. S'il n'est pas trop tard, car pour l'instant les Agababian sont sommé de quitter le territoire d'ici le 9 novembre.

D.G.

Lire aussi en pages Région.(*) Réseau Education sans Frontières (**) Centre communal d'action sociale
Édition du Jeu 25 oct. 2007
jeudi 25 octobre 2007.

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