| Rappel des faits |
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Azza Bouihane est Algérienne d’origine Saharaouie. La jeune femme est arrivée en France en 1997 à l’invitation du gouvernement français qui lui avait attribué une bourse d’études. Des études pour devenir traductrice-interprète. Azza vit avec Jean-Paul Fuin, gérant du bar Le Festival à la Krutenau depuis quatre ans. Ils ne sont pas mariés car ce dernier est en instance de divorce. Le couple a eu un enfant, Virgile, mort-né, le 16 juin 2006.
La jeune femme est très bien intégrée, s'investissant dans la vie de quartier et le monde associatif, connue pour sa gentillesse. Pourtant, en octobre 2006, la préfecture refuse de lui renouveler son titre de séjour avec obligation de quitter le territoire français. Pour l'administration « elle n’a pu justifier de manière probante sa présence habituelle sur le territoire français entre 2000 et 2005, ni établir l’ancienneté effective de la communauté de vie avec M. Fuin ». Fort de ces arguments, le tribunal administratif de Strasbourg a refusé d’annuler la décision préfectorale.
Le fait d'avoir eu un enfant ensemble ne semble pas peser en leur faveur. En effet, le tribunal administratif doute de la paternité de Jean-Paul Fuin car l’enfant n’a pas été reconnu avant sa naissance. Pourtant, ce dernier a financé les obsèques de l’enfant et les deux noms de Bouihane et Fuin figurent sur la tombe de l'enfant au cimetière nord.
Un comité de soutient s'est crée, des pétitions circulent pour demander l'annulation de la décision de renvoi de la jeune femme en Algérie. De monbreuses personnalités politiques, comme le conseiller général du canton, Henry Dreyfus, deux députés (un PS et un UMP), un adjoint au maire de Strasbourg, ont pris position en faveur d’Azza Bouihane. Pour eux, Azza est parfaitement intégrée et qu’elle ne s'est jamais fait remarquer en mal. L'association des commerçants "Le Village" s'est également engagé aux côtés de la jeune femme ainsi que le collectif des partenaires associatifs de la Bourse, Esplanade, Krutenau.

Lundi 19, Azza Bouihane comparaît devant la cour d'appel de Nancy. Son avocat, Me Serge Bueb, qui a préparé et rédigé la déclaration d’appel, se déclare raisonnablement confiant en estimant que la Cour d’appel ne pourra qu’infirmer la décision du tribunal administratif de Strasbourg et ordonner l’annulation de la décision de la préfecture du Bas-Rhin. Pour obtenir l'annulation de la procédure d'expulsion de la jeune femme, son avocat vient de saisir la Cour Européenne des Droits de l'Homme.
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