19 janvier 2008 : Journée européenne d'action contre l'enfermement des étrangers sans papiers

Accueil > Agir avec le RESF > Campagnes nationales -> > Autres actions nationales ...
Contact
  3 RESF - Logo RESF grand 120x168 avec texte "resf"

19 janvier 2008: Journée européenne d'action contre l'enfermement des étrangers sans papiers

 
16.01.08   Communiqué de presse

19 JANVIER, JOURNEE EUROPEENNE

CONTRE L’ENFERMEMENT DES ETRANGERS

Le 19 janvier aura lieu, dans plusieurs pays européens une journée de mobilisation et de protestation contre l'enfermement des étrangers, conséquence inhumaine des politiques migratoires menées dans la totalité des pays de l'Union.

Prétendre que l'Europe est un îlot de richesses menacé par un océan de pauvreté est une illusion dangereuse agitée à des fins politiciennes.  La transformation de l'Europe en une forteresse assiégée ne résoudra en rien la question de la différence des niveaux de vie entre pays riches et pays pauvres. C'est pourtant par là qu'il faut prendre le problème et non pas, comme le font les gouvernements européens, en érigeant un arsenal extraordinaire contre l'immigration dont les prisons pour étrangers sont le symbole.

Des manifestations et des rassemblements contre les centres de rétention auront lieu dans de nombreuses villes.

A Paris, une manifestation partira le 19 janvier à 14 heures du Musée de l'Immigration, porte Dorée pour se rendre devant le centre de rétention de Vincennes.

Le matin de ce 19 janvier , les personnalités  et les parlementaires participant à une initiative surprise se rassembleront Porte de Vincennes à 9h 30 précises (retour vers 13 heures)

 

Parmi celles et ceux qui ont d'ores et déjà annoncé leur présence : Ariane Ascaride , Gérard Aschieri, Eliane Assassi, Florence Aubenas, Charles Berling, Olivier Besancenot, Nicole Borvo, Alima Boumedienne-Théry, Patrick Braouezec, Laurent Cantet, Jean Desessard, Marie Desplechin, Daniel Goldberg, Bruno Julliard, Bruno Leroux, Anne de Loisy, Jean-Henri Roger, Christiane Taubira,  Emmanuel Terray,.

Le tout en musique, grâce à la présence de Grégoire Simon et de Yacouba Cissoko.

Manifestation Ile de France à l’appel de : Associations et collectifs : 9ème collectif – ATTAC – ATMF – Autremonde – CDSP Montreuil – CSP 75 – CEDETIM – CEFY – Collectifs unitaires antilibéraux – Comité de vigilance d’Aubervilliers contre l’expulsion des familles et des élèves sans papiers – Coordination pour les SP 93 – Coordination Egalité – Droits devant – L’Emancipation – Fasti – FTCR – GISTI – HUI JI – LDH – Migreurop – MRAP – RAJFIRE – Syndicats : Confédération CFDT, Union locale CGT Roissy, FSU – Fédération Sud Education – Ferc CGT – UNEF – Partis et organisations politiques : PCF – PS 78 – Verts Paris – Verts 78 – Verts Vincennes /St Mandé – LCR- LO - Alternative libertaire – Les Alternatifs – PCOF

/IMG/fckeditor/UserFiles/comm160108.rtf

Communiqué 16.01.08





Communiqué de presse

19 JANVIER : JOURNEE EUROPEENNE CONTRE L’EMPRISONNEMENT DES ETRANGERS SANS PAPIERS

Le 19 janvier auront lieu dans plusieurs pays de l’Union européenne des manifestations de protestation contre l’emprisonnement dont sont victimes les sans papiers dans tous les pays européens. Les modalités d’incarcération sont différentes, la durée variable, jusqu’à atteindre une perpétuité théorique dans certains pays. Les modalités d’incarcération et les conditions de détention sont très variables ; la durée également qu’une nouvelle directive européenne prétend « limiter » à 18 mois en assortissant  toute expulsion d’une interdiction du territoire européen de 5 ans. 18 mois de prison, 5 ans de bannissement, ce sont des peines énormes auxquelles, par exemple, aucun élu ou aucun homme d’affaire, aussi corrompu soit-il, n’a jamais été soumis.

Pourtant, au-delà de ces différences réelles entre les pays, la question de fond est dans le principe même de l’enfermement de femmes, d’hommes et d’enfants qui n’ont commis aucun crime, au prétexte qu’ils ne sont pas nés au bon endroit et qu’ils n’ont pas les bons papiers pour y vivre.

Le privilège de la naissance est officiellement aboli. Que la vie entière d’un individu dépende de sa naissance, noble ou roturier, semble inacceptable depuis la révolution française. Que le privilège de vivre dans un pays riche soit réservé à ceux qui y sont nés ou dont les parents ont les bons papiers semblera un jour tout aussi absurde que les privilèges de la noblesse de l’ancien régime.

Le 19 janvier, dans le maximum de pays européens, des citoyens européens, des habitants de l’Europe, se dresseront pour dire qu’ils ne veulent pas d’une Europe frileuse, xénophobe, arc-boutée sur ses privilèges et dont le symbole serait les prisons pour étrangers de plus en plus nombreuses, voire ces camps pour migrants, véritables zones de non droit que les gouvernements rêvent « d’externaliser » aux frontières de l’Europe.

Le RESF appelle toutes celles et tous ceux qui veulent une Europe ouverte et que l’emprisonnement des étrangers révolte à s’associer aux manifestations qui seront proposées par les collectifs de soutien aux sans papiers et de sans papiers qui se réuniront mardi 8 janvier.


/IMG/fckeditor/UserFiles/Comm 060108.pdf
Communiqué

4 pages "CRA"
Centre de Rétention Administrative
Une prison pour étrangers

«La rétention administrative est une privation de liberté spécifique pour les étrangers en instance d’éloignement du territoire français ».
Il s’agit du placement par une préfecture « dans des locaux ne relevant pas de l’administration pénitentiaire » d’un étranger qui fait l’objet d’une mesure d’éloignement forcé. La durée maximale de maintien en rétention est de 32 jours. Au-delà de cette période, l’étranger que l’administration n’aura pas réussi à reconduire devra être remis en liberté, souvent sans que sa situation ne soit régularisée. Il peut alors revenir plusieurs fois en rétention.
24 centres de rétention administrative en France c’est 1800 places disponibles dans des locaux qui vont de 8 à 280 places.
Avec la pression des objectifs chiffrés et l’encombrement des centres de rétention, on assiste actuellement à une utilisation accrue de locaux de rétention administrative, créés à titre temporaire ou permanent pour recevoir provisoirement des étrangers qui ne peuvent
pas être placés dans un centre de rétention. Ce sont en général des commissariats de polices ou des brigades de gendarmerie. La durée de rétention y est en principe limitée à 48 heures. Il en existe plus de 150.


Sommaire:
- Témoignages de visiteurs
- Qu’ont-ils fait pour être enfermés ? Quel délit, grave, ont-ils commis qui justifie leur enfermement ? Quel tribunal en a décidé ?
- Mais comment devient-on en situation irrégulière ?
- Comment arrive-t-on en CRA, cette prison qui ne dit pas son nom ?
- Petit historique de la rétention: de pire en pire.
- Témoignages de retenus.
- Refusons la construction de nouvelles prisons pour étrangers
- La rétention, dernière étape avant l'expulsion
- Non à la directive de la honte !

/IMG/fckeditor/UserFiles/4 pages definitif.pdf
4 pages définitif à imprimer et diffuser



Carte des mobilisations pour le 19 janvier
(non définitive, en cours d'élaboration)






Les communiqués de soutien

Sud Education"Sud éducation appelle à la journée européenne de protestation du 19 janvier 2008 pour la fermeture des CRA" (06.01.08)

LDH "Non à l'arbitraire et à l'internement administratif des étrangers" (16.01.08)




QUELQUES VIDÉOS À SIGNALER
Dans la rubrique FILMS

  • 32 JOURS + MESNIL-AMELOT, de Thi Bach Tuyet


Sur DAILYMOTION


vendredi 18 janvier 2008.

Faire connaître cet article
FAIRE UNE RECHERCHE sur les mots-clefs associés à cet article :
cliquer sur le mot-clef pour retrouver les articles ayant le même mot-clef
À L'AGENDA de Agir avec le RESF / Campagnes nationales -> / Autres actions nationales
Derniers articles parus :
FIL RSS   liste actusWWW
SPIP | squelette | | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0