ELLE A AIDE UNE AMIE, ELLE A ETE JUGEE COUPABLE PAR LE TRIBUNAL !

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ELLE A AIDE UNE AMIE, ELLE A ETE JUGEE COUPABLE PAR LE TRIBUNAL !

 

ELLE A AIDE UNE AMIE, ELLE A ETE JUGEE COUPABLE PAR LE TRIBUNAL !

Mardi 19 septembre 2006, au soir à l’Ecole Romain Rolland, (quartier de La Source à Orléans) ce n’est pas la maman de Vitdivat qui est allée chercher son fils à la sortie de l’école : Madame SAYAVONGSA était en garde à vue pour avoir hébergé une amie sans papiers.

C’est donc la police qui est venue chercher l’enfant, pénétrant de façon intempestive, dans toutes les classes, sans s’être rapprochée de la directrice qui était pourtant sur place. Depuis quand la police entre-t-elle dans les écoles sans même informer le chef d’établissement ?

Le geste de madame SAYAVONGSA, résidente laotienne, en situation régulière, à l’égard d’une amie thaïlandaise, est un geste de simple humanité. C’est celui que les 130 000 signataires de l’appel « Nous les prenons sous notre protection », lancé par le Réseau Education Sans Frontières, se sont engagés à accomplir. C’est la même motivation qui mène tant de gens à constituer des comités de soutien pour épauler ceux qui, pour fuir les situations de misère, de guerre civile, de répression, ont été conduits à venir en France.

Madame SAYAVONGSA aurait-elle dû jeter son amie à la rue ?

L’intrusion des policiers en uniforme à l’école de La Source n’était-elle qu’une maladresse ? Elle n’en est pas moins inacceptable !

Sur ces deux aspects, l’affaire provoque l’émotion de ceux et celles qui veulent que la France mérite encore son nom de pays des droits de l’Homme.

Indignés que la solidarité soit considérée comme un délit passible du tribunal correctionnel, nous sommes et resterons aux côtés de Madame SAYAVONGSA et de son fils, comme aux côtés de toutes les familles et lycéens que nous soutenons.

Des familles sont en ce moment même hébergées entre autres à Lyon, à Chartres et à Soisson. Le Réseau Education Sans Frontières en est solidaire.

A l’heure où ce communiqué est publié, l’affaire a été jugée. Madame SAYAVONGSA a été condamnée à 1200 euros d’amende avec sursis assorti d’une période de probation de 5 ans.

Le Ministère Public avait requis 3 mois de prison avec sursis et 600 euros d’amende. Si la nouvelle stratégie consiste à condamner les individus qui par solidarité ont aidé des personnes sans papiers, il va falloir alors juger tous les membres des comités de soutien, tous les parrains et marraines ayant participé aux parrainages républicains organisés par RESF ainsi que les élus qui ont célébré ces mêmes parrainages.

Comme d’habitude, on s’en prend aux plus démunis. Ces faits sont la démonstration d’une volonté de faire peur à tous les citoyens qui s’occupent et aident les enfants des familles de sans papiers. C’est une façon de menacer.

Le Réseau Education Sans Frontières continuera, avec toutes les associations qui le composent et tous les citoyens qui participent à son action, à organiser le soutien et la solidarité autour des personnes et des familles menacées et de leurs enfants.

LA SOLIDARITE NE DOIT PAS ETRE UN DELIT !


Collectif de soutien aux enfants de sans-papiers
RESF45
10 rue Molière 45000 ORLEANS
réunion tous les jeudis à 18 H
http://resf45.hautetfort.com
Contact sur ce dossier - Orléans : Christian COUVERTURE 06 76 64 73 16
ou François HAUCHERE 06 72 37 41 00
Paris : Richard MOYON 06 12 17 63 81

mercredi 27 septembre 2006.

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