Le Telegramme : action symbolique au collège Charles Langlais, 3 silhouettes ont été accrochées aux grilles

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Le Telegramme: action symbolique au collège Charles Langlais, 3 silhouettes ont été accrochées aux grilles

 

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Pontivy

Expulsion. Action symbolique au collège Langlais

26 mars 2013 - 

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  • Agrandir le texteUn jeune collégien albanais expulsé et trois autres suspendus à un avenir incertain... Au collège Charles-Langlais, parents et enseignants, ont symboliquement voulu afficher leur angoisse.

« Nous ne pouvons plus dire que nous ne savions pas ». Deux semaines après l'expulsion de Klévis, élève en classe de 5e et de sa famille, qui résidait à Pontivy depuis deux ans, parents d'élèves et enseignants du collège Charles-Langlais, ont souhaité manifester symboliquement leur crainte pour l'avenir. « Trois élèves de notre établissement vivent actuellement dans une grande angoisse », expliquaient-ils. De fait, la famille de Klendis et de Xhoanna (respectivement élèves en classe de 3e et en classe de 5e), ont dû quitter, hier, le logement du Centre d'accueil des demandeurs d'asile (Cada). Celle de Klédissa, élève en classe de 5e, se retrouvera dans la même situation, à la mi-avril. « À ce jour, aucune solution d'hébergement n'est proposée. Devront-ils dormir dehors, comme cela est déjà arrivé à la famille qui a été expulsée, il y a deux semaines ? », s'interrogent-ils. Le traumatisme lié à la récente expulsion de Klédis est aujourd'hui bien réel. Chez les jeunes amis du collégien albanais, mais également chez les enseignants.

« Profonde inquiétude »

« Chaque jour, nous accueillons ces élèves dans nos classes. Nous pouvons lire dans leurs yeux leur profonde inquiétude et nous devons poursuivre notre enseignement comme de rien n'était », regrettent-ils. Une inquiétude qui s'est d'ailleurs manifestée lorsque les enseignants leur ont demandé l'autorisation de les représenter par des silhouettes, accrochées aux grilles du collège. Certes l'action n'est que symbolique, mais elle a au moins le mérite d'exister et d'inviter certains à s'interroger. « Nous voulons juste pouvoir regarder nos élèves dans les yeux et être assurés que notre mission d'accompagner chacun d'entre-eux pour se construire un avenir, continue d'avoir un sens, précisent les enseignants. Or l'avenir de ces trois enfants apparaît bien incertain et nous ne pouvons pas dire que nous ne savons pas ».

mardi 26 mars 2013.

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