La Marseillaise : Nîmes : Des familles, jusque là hébergées à l'hôtel, ont été poussées dehors et campent.

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La Marseillaise: Nîmes : Des familles, jusque là hébergées à l’hôtel, ont été poussées dehors et campent.

 

Depuis quelques jours, plusieurs familles, jusque là hébergées à l’hôtel, ont été poussées dehors et campent, en effet, devant les locaux du Samu social, rue Dagobert. Faute de mieux. Pourtant le cas de Leonarda ne peut pas être oublié ! Pour au moins une de ces familles, la volonté d’intégration est manifeste. Les trois enfants étaient, en effet, normalement scolarisés à l’école du Pont de Justice où ils faisaient preuve de beaucoup d’envie à apprendre la langue française. D’apprendre tout court ! Comme en témoignent (sous couvert d’anonymat) des enseignants de cette école et que confirme ouvertement la présidente de l’association des Parents d’élèves. « La petite fille était peut-être la meilleure de sa classe ! » Les enfants venaient chaque jour à pied de l’Acotel avec leur parents.

Désormais, le trajet est trop long et les enfants sont privés d’école. Ils jouent - comme tous les enfants de leur âge - mais sur le trottoir et l'espace laissé libre par les 5 tentes installées là. Souhaitons que leur intégration ne s'enracinera pas sur ce bout de béton !


Si avec Resf 30, on ne peut que se réjouir effectivement de la déclaration du Président de la République qui précise qu'arrêter des enfants dans le cadre de l'école est une atteinte à l'humanité dont est nécessairement imprégnée la République, on peut également avec les militants de l'association regretter qu'il n'ait pas consulté la Convention Internationale des Droits de l'Enfant qui stipule que l'intérêt de l'enfant doit être une considération primordiale dans toute décision le concernant.


Et il doit en être ainsi pour tous les enfants, sans distinction, qui vivent sur le sol des états signataires de cette Convention internationale des droits de l'Enfant - dont la France -, estiment les membres de Resf30 qui demandent dans un communiqué publié hier aux pouvoirs publics locaux (préfecture, mais aussi conseil général, agglomération de Nîmes Métropole, Ville de Nîmes) et aux élus du territoire nîmois de prendre les mesures d'urgence qui s'imposent pour héberger les enfants qui vivent avec leurs parents sans abri depuis des semaines au centre ville ou dans des bidonvilles de la périphérie nîmoise.


Une chose est sûre : ce n'est pas devant les locaux du Samu Social ou dans la boue d'un bidonville que ces enfants ont une quelconque chance de s'intégrer. Leur intérêt, quelle que que soit leur nationalité est effectivement sur les bancs de l'école de la République.
Les capitaux circulent librement dans le monde entier sans beaucoup d'entraves. Pourquoi n'en serait-il pas de même des êtres humains ?


jpm

jeudi 24 octobre 2013.

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