AVION SPECIAL POUR EXPULSER LA FAMILLE TOPALLI Une politique « d'asile » décidément coûteuse financièrement, catastrophique éthiquement et politiquement

Accueil > RESF > COMMUNIQUÉS RESF
Contact
  6 RESF - Cartouche et texte RESF seuls - 100 x 40 (pour les CP)

AVION SPECIAL POUR EXPULSER LA FAMILLE TOPALLI
Une politique « d’asile » décidément coûteuse financièrement, catastrophique éthiquement et politiquement

 


Contacts : Laurent De Seze (Alter Egaux Laval) 06 34 96 72 99 Richard Moyon 06 12 17 63 81


Le 14 août, creux des vacances pour certains, fêtes pour d’autres, au petit matin, la famille Topalli, un couple avec leurs deux enfants âgés de 5 ans et 18 mois, ont été expulsés par vol BPA, spécialement affrété pour eux au départ du Bourget. Plusieurs dizaines de milliers d’euros (30 000 au minimum : escortes, déplacements, enfermement, et vol spécial aller et retour) pour se débarrasser en express d’une famille, jugée certainement dangereuse pour justifier un tel engagement budgétaire !
Dans ces temps de déficit public accru et de pression fiscale maximum, il eut été plus sage d’en faire un usage plus social.


Demandeurs d’asile déboutés, en France depuis deux ans, Enzar leur fils aîné était scolarisé. Ils avaient été arrêtés en Mayenne et placés au centre de rétention de Rennes le 10 août. Transférés à Roissy le lendemain, ils avaient réussi à refuser d’embarquer. Ils avaient alors été enfermés au CRA du Mesnil-Amelot pour être transportés au tribunal administratif de Melun, toujours sous escorte policière. Retour dans les mêmes conditions après le rejet de leur pourvoi par le tribunal. Ils étaient informés dans la soirée du rejet de la nouvelle demande d’asile qu’ils venaient d’introduire. Une rapidité exceptionnelle… qui aboutit à les priver du passage devant le juge des libertés et de la détention prévu le lendemain. En effet, quelques heures avant l’audience du Jld, toute la famille était conduite au Bourget et montée dans un avion. Avec plus ou moins de violences que lors de l’arrestation d’Asya Babayan, la mère de Sofi. Impossible de le dire puisque qu’aucune vidéo n’a été tournée.


Pour éviter les témoignages et l’émoi de la population, on a préféré expulser en catimini, d’un aéroport inaccessible au public.


Pourquoi les policiers spécialisés dans les escortes d’expulsion ne sont-ils pas équipés de caméras comme le sont certains de leurs collègues qui patrouillent dans les cités


Quoi qu’il en soit, quand bien même les violences physiques auraient été limitées, voire inexistantes, la violence faite aux parents et aux enfants est intolérable : l’effroi d’une arrestation, plusieurs nuits en rétention, des transports sous escortes policières multiples sur des centaines de kilomètres, des menaces sur les parents et pour finir le renvoi vers un pays fui. C’est inadmissible. Ça l’était quand Sarkozy-Guéant agissaient de la sorte malgré les protestations, y compris celles du parti socialiste. Ça l’est encore plus quand ces mêmes méthodes sont employées par ceux qui s’étaient engagés à les bannir et dont la promesse n’est plus qu’une sinistre plaisanterie.


Le 14 août 2014

jeudi 14 août 2014.

Faire connaître cet article
FAIRE UNE RECHERCHE sur les mots-clefs associés à cet article :
cliquer sur le mot-clef pour retrouver les articles ayant le même mot-clef
À L'AGENDA de RESF / COMMUNIQUÉS RESF
Derniers articles parus :
FIL RSS   liste actusWWW
Liens :
Tous les liens utiles
SPIP | squelette | Se connecter | Plan du site | Suivre la vie du site RSS 2.0