Le Trégor : Lannion (22) - Sans papiers. Le collectif dénonce la stigmatisation des jeunes migrants

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Le Trégor: Lannion (22) - Sans papiers. Le collectif dénonce la stigmatisation des jeunes migrants

 


Le collectif de soutien aux sans-papiers a occupé la Maison du département à Lannion mercredi pour protester contre la politique menée vis-à-vis des mineurs réfugiés.

source : Le Trégor

Le collectif de soutien aux sans-papiers du Trégor-Goëlo a lancé une occupation surprise de la Maison du département à Lannion, mercredi 30 mars.


Les militants entendaient protester contre la politique menée en Côtes-d’Armor vis-à-vis des jeunes migrants.“Lamentable”,”gravissime”, “raciste”, les mots ont fusé, témoignant de l’indignation des membres du collectif. “Les papiers d’identité des mineurs qui arrivent dans le département sont systématiquement contestés. On a même le cas qu’une jeune fille reconnue mineure à Poitiers et plus quand elle est arrivée ici !, dénonce Philippe Vital, porte-parole du collectif. En Afrique, on accueille mieux les mineurs qu’ici.”


Tests osseux


Cela passe par des tests osseux, jugés non fiables, et pratiqués “dans des conditions illégales à la clinique de Lannion par un médecin venu de Rennes”.


Une fois le couperet tombé, ces jeunes se retrouvent “seuls, à la rue”, sans possibilité de se soigner ni de se former. “On en fait des apatrides en fait”, déplore une militante.


Seuls les membres du collectif peuvent leur apporter une aide. ” Un jeune m’a dit qu’il voulait juste un peu de répit pour suivre une formation. Mais on ne leur demande même pas s’ils veulent rentrer chez eux”, témoigne une femme.


Notre mouvement est régional mais ce sont les Côtes-d’Armor où la situation est la pire.” Le collectif n’a pas choisi la Maison du département par hasard puisque c’est le président du conseil départemental, Alain Cadec, qui peut infléchir cette politique initiée par la précédente majorité, et parce que tous les dossiers des mineurs isolés passent par l’Aide sociale à l’enfance qui fait blocage.


Premiers échanges


Après un échange avec Henri Ollivier, directeur de la Maison départementale, les manifestants ont obtenu une entrevue avec le directeur de l’Enfance et de la Famille, Pierrick Sorgniard. Accompagné de la conseillère départementale Nicole Michel, il est venu de Saint-Brieuc échanger avec eux.


Une avancée intéressante aux yeux du collectif qui réclame maintenant de rencontrer Alain Cadec, “dans les dix jours, sinon on revient”.

vendredi 1er avril 2016.

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