A propos des rafles, arrestations "ciblées", délation, dénonciation (Témoignages à déposer ici)

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A propos des rafles, arrestations "ciblées", délation, dénonciation (Témoignages à déposer ici)

 

Définition du Petit Larousse 1995

Rafle : Opération policière exécutée à l’improviste dans un lieu suspect ; arrestation massive de personnes. Etre pris dans une rafle

Définition du Petit Robert 1992

Rafle : Arrestation massive opérée à l’improviste par la police dans un quartier ou un établissement suspect.


Voir aussi le communiqué de la Cimade "Arrestations de sans papiers :
le retour de la rafle ? "


Voir aussi l’article "Sans papiers : un collectif contre les rafles"

Le tract du collectif "Anti-rafles"

Les autocollants

Les témoignages sont à déposer ci-dessous :
- pour lire les témoignages :
- pour écrire votre témoignage

Il est régulièrement question de polémique à propos de l’utilisation du terme de "rafle" dans nos communiqués ou échanges.

Il est tout d’abord toujours aussi utile de lire l’article sur ce point "1942-2006 : réflexions sur un parallèle contesté" de l’ethnologue et chercheur Emmanuel Terray, qui a analysé les similitudes entre les années 40 et maintenant, non pas dans la situation politique qui n’a rien à voir bien entendu, mais dans le comportement des services de police et administratifs envers certaines catégories de la population.

Par ailleurs, il parait nécessaire, intéressant et important d’ouvrir un espace pour collecter les témoignages que nous entendons et lisons ici et là (témoignages de rafles dans les transports, mais aussi récits d’arrestations de familles au petit-déjeuner chez eux, d’enfants à la descente du bus scolaire, d’arrestations violentes sans raison apparente ni visible de danger ou de trouble à l’ordre public, etc.).

Le but de cet article est de DIRE LES CHOSES TELLES QU’ELLES ONT EU LIEU, pour informer ceux qui n’ont pas assisté à ces scènes et pour que chacun en tire ensuite ses propres conclusions.

Ce n’est donc pas un endroit de discussion ou d’expression d’opinion (des listes de diffusion existent pour cela dans le réseau Resf), mais bien un endroit de recueil de témoignages à propos des rafles.

Merci de vous conformer au but "documentaire" de cette rubrique.

mardi 10 avril 2007.

Vos messages
> Délation à la Poste
29 novembre 200713:17, par Krabott

RESF LES MUREAUX, le 27.11.2007
> >
> > Pour information.
> > J’ai assisté en direct à la rafle d’un sans-papier, précédé d’une délation d’un
> > ou de salariés "collabos" des directives de délation d’hortefeux, dans le
> > service public , précisément la poste.
> >
> > Déroulement des faits : je m’engage dans la rue avec une collègue à hauteur de
> > la poste des mureaux, une voiture de police s’arrête, des gens font la queue au
> > distributeur, un homme d’origine africaine vient de sortir de la poste et s’y
> > range derrière, les policiers se sirigent droit sur lui, je dis à ma collègue,
> > on reste là, sentant la rafle, c’était malheureusement le cas, de là le hasard
> > fut qu’une autre collègue se trouvait à la poste juste derrière ce monsieur,
> > elle a assisté à l’opération délation, la salariée de la poste, prétextait à cet
> > homme des tas de trucs pour le retenir afin ce que nous avons constaté par la
> > suite : que la police qu’ils avaient donc alerté puisse le cueillir. De là, j’ai
> > commencé à prendre à partie la police, en leur disant s’ils n’avaient pas honte
> > de faire autre chose que leur métier et de rafler des hommes des femmes des
> > enfants des bébés etc..La personne interpellé à présenté un cocument de la
> > préfecture, il a été difficile de communiqué correctement avec lui, ,une de mes
> > collègues d’origine sénégalaise ,lui a demandé s’il était en règle, elle a cru
> > comprendre que oui, (pas même dialecte) mais peut-être que son auto arrivait à
> > expiration ? On ne sait pas. Il a tenté de joindre ses proches avec son
> > portable, la police lui en a empêché, nous n’avons rien pu faire pour s’opposer
> > davantage car nous étions que trois. Nous sommes ensuite entré dans la poste en
> > interpellant les salariés de la poste avec pour témoins les clients qui
> > attendaient, en leur disant que ce n’est pas la mission du service public de
> > collaborer à des rafles, je me suis pris vivement à ceux qui avaient directement
> > participer à celà, en les traitant de collabos, et s’ils n’avaient pas honte, je
> > leur ai dit alors ça recommence comme sous vichy, fasciste, mes collègues
> > étaient d’autant plus révoltés et choqués et je peux vous dire qu’on a fait un
> > ramdam, afin que les clients comme les salariés qui n’y ont pas participés ,
> > savent ce qui se passe dans notre pays, ensuite nous sommes partis, on a préparé
> > quelques affiches, ou on a marqué ici se pratique la délation d’étrangers sans
> > papiers, n’y rentré pas la police va vous arrêter, et on est reparti à la poste,
> > en coller partout, tout ça pendant la pause déjeûner.

Sylvie L.

> A propos des rafles et arrestations "ciblées" (Témoignages à déposer (...)
22 juin 200701:33, par krabott

Publié le 20 Juin 2007 à 20:52

Gaz lacrymogènes lors de l’arrestation de sans-papiers à Paris

PARIS (AFP) - Plusieurs sans-papiers asiatiques ont été interpellés mercredi
soir lors d’un contrôle d’identité rue de Belleville à Paris auquel
plusieurs dizaines de personnes ont tenté de s’opposer, obligeant les
policiers à utiliser des gaz lacrymogènes, selon des témoignages
concordants.

L’opération a eu lieu tout près du débit de boisson où l’interpellation d’un
grand-père chinois sans-papiers le 20 mars avait déclenché des heurts entre
policiers et parents d’élèves devant l’école maternelle Rampal, a précisé à
l’AFP Brett Cline, journaliste américain qui a assisté à la scène.

"Plusieurs dizaines de policiers sont entrés dans un tabac puis dans une
épicerie de la rue de Belleville pour des contrôles d’identité. Ils ont
embarqué plusieurs personnes et utilisé des gaz lacrymogènes contre les gens
qui s’y opposaient", a-t-il indiqué.

Selon Brigitte Wieser, du réseau Education sans frontières (RESF), qui était
présente par hasard, 200 personnes se sont massées dans la rue et "ont
hurlé" pour s’opposer à l’opération de police qui a commencé peu après
19H00.

La préfecture de police de Paris a confirmé qu’une opération de police se
déroulait sur place, sans autre indication.

"Il y avait trois clients dans mon bar quand, tout d’un coup, une vingtaine
de policiers sont entrés pour les contrôler. Ils ont embarqué un client qui
n’avait pas de papiers", a raconté à l’AFP Patrick Huang, patron du
"Celtic".

"Ensuite ils ont fait pareil dans l’épicerie juste en dessous de mon bar.
Ils ont pris un sans-papiers qu’ils ont traîné dans un fourgon", a-t-il
ajouté.

Selon les témoignages recueillis sur place, après le contrôle de l’épicerie,
une foule s’est rassemblée dans la rue et a obligé les policiers à appeler
des renforts qui l’ont dispersée au moyen de gaz lacrymogènes.

Selon ces sources, il y avait quatre ou cinq fourgons et une voiture de
police stationnées dans la rue de Belleville au moment de l’opération.

> Rafle à Belleville pour la journée mondiale du réfugié
21 juin 200716:14

Bonjour,

J’etais en terrasse d’un café rue de Belleville à Paris hier soir (Mercredi

20juin, vers 19h-20h) lorsqu’un important dispositif policiers s’est déployé

autour de nous. (au moins 4 fourgons, ainsi que plusieurs voitures de police).
Une "Rafle" à alors eu lieu dans plusieurs commerces des alentours, dans

lesquels les policiers ont procédés au controle des papiers de toutes les

personnes d’apparence "etrangére" dans les lieux.
(Bien evidement, les policiers ne semblent même pas nous avoir remarqués.)
Ils ont procédé à plusieurs arrestations de Chinois, ainsi qu’au moins 1

personne d’origine Africaine.
Une importante foule s’est très vite rassemblée pour contester les methodes, au

cris de "Police partout, justice nulle part", ou "non aux facho".
Au moins une des personnes intérpellées, un jeune chinois, à du être portée les

bras dans le dos par 4 policiers car ils refusait de se laisser emmener, sous

les yeux d’une jeune fille d’origine chinoise qui semblait le connaitre.
La foule se faisant plus pressante, et la tension montant, des renforts de

policiers sont arrivés, équipés de Bombe lacrimogène et matraques, qu’ils

auraient utilisés selon une autre personne qui etait sur place.
Les policiers ont dû former un cordon pour pouvoir degader leur vehicules,

alors qu’une importante foule accompagnait leur depart en criant.
L’operation à duré environ 1/2 heure.

J’ai été frappé par le climat de tension qui s’est instauré en quelques minutes

et la formation spontanée d’une manifestation de contestation solidaire, et

d’autant plus surprit d’apprendre ce soir là que c’etait la "journée mondiale

du réfugié"...

J’ai pu prendre quelques photos, malheureusement une fois que les personnes

interpellées etaient déjà dans les camions.
Si toute fois elles peuvent vous être utiles, j’en serai ravi.
Faites en bon usage et merci de simplement me prévenir si elles sont publiées.

Voici l’adresse à laquelle vous pouvez télécharger la série :

http://aliquidstudio.com/Transferts/RAFLE_BELLEVILLE_20JUIN07.rar

> Juliette en bataille.
8 avril 200716:08, par Krabott

Insidieuses, les "rafles" continuent à Belleville. Des policiers en petit nombre, qui procèdent à des arrestations au compte-goutte. Pour exemple, cette scène survenue hier.

Hier dimanche, 12.20.
Je descend au métro de Belleville, en famille. Dans la hall du métro, quatre policiers en uniforme. Deux en bas de chaque escaliers. Je mets mes sens en alerte.
Ils demandent leurs papiers à une, deux, trois personnes. Toutes visiblement étrangères. En fouillent une quatrième (un monsieur Chinois). Je les regarde avec insistance. Ne bouge pas, ne leur dis rien, sors juste mon téléphone.
Deux policiers s’avancent vers moi et l’un d’eux m’interpelle (pardon, le verbe est connoté !) donc, il me lance, de manière appuyée : "Allez, venez avec nous madame !!" J’ai cru un instant qu’ils voulaient me contrôler. Il poursuit : "Puisque vous vous intéressez tant à notre travail, venez faire le contrôle avec nous !" Il y a pas mal d’agressivité dans la voix.
Je m’avance vers eux, demande s’ils ont une réquisition du parquet pour contrôler, leur dis que je constate qu’ils font ENCORE la pêche aux sans papiers... L’un des deux policiers s’éloigne, l’autre, très remonté, me répond : "Tout à fait, nous procédons à un contrôle au faciès (il insiste sur le mot "faciès")... Vous comprenez, il y a des avions à remplir !". Il y a bien sûr, un peu d’ironie dans la voix, et toujours de l’agressivité.
Le dialogue, tendu, se poursuit. Petit laïus de ma part pour leur dire que je trouve qu’ils ont de sales missions à remplir. Le policier persiste et signe : "Ah non, moi je suis très fier de ce que je fais, madame... Par contre, de ce que vous faites, vous, je n’en suis pas fier..." Il n’a pas su préciser sa pensée.
Je reprends par la main mes deux filles et leur copine. Bonne mise en condition pour notre sortie dominicale...

Juliette

> UN SITTING FACE A UNE ARRESTATION-BAVURE DANS LE METRO PARISIEN
8 avril 200716:05, par Krabott

Ce vendredi 16 mars 2007 au soir dans le métro a eu lieu une intervention de la police particulièrement choquante. Le métro de la ligne 4 en direction de la Porte de Clignancourt venait de quitter la station Etienne Marcel lorsque l’attention des passagers de la rame, dont la plupart étaient debout en cette heure d’affluence, fut attirée par la voix forte d’un homme Noir disant : « Vous avez des enfants, vous avez une famille, vous aussi. Ne faites pas ça. »

L’homme en question était habillé d’un par-dessus noir, d’un costume, portait des lunettes et un chapeau assez chic. Il était accompagné de sa femme et de ses deux filles, dont l’une était dans une poussette que sa mère tenait. A 20h42, cette famille Noire était donc entourée de quatre policiers habillés de bleu marine et munis de matraques. Ces agents lui ont demandé plusieurs fois de sortir, ce à quoi il a répété la phrase précédemment citée tout en restant poli et plutôt calme vue que la situation devenait de plus en plus tendue. Les quatre agents le serraient de plus en plus.

Un agent lui a saisi le bras et de là où je me trouvais, je n’ai pu les voir que de dos. De nombreux coups de coudes accompagnés par des cris d’intimidation ont été donnés par les quatre agents qui finirent ainsi par sortir l’homme de force de la rame sans se soucier des coups de coudes perdus portés malencontreusement à sa femme et à la petite fille dans la poussette. La femme effrayée et en pleurs s’est accrochée à son mari tout en tirant la poussette de son autre main. L’homme a perdu ses lunettes que j’ai pris la peine de ramasser bien qu’elles furent piétinées par les agents aux gestes très violents.

Il s’agit de la troisième arrestation violente et mal gérée sur des personnes de couleur à laquelle j’assiste en quelques mois. Pourtant celle-ci a eu une très nette différence. Là où la foule a toujours accepté de circuler et de se laisser intimider par les agents, ce soir, des citoyens de toutes origines ethniques se sont groupés autour de cette exhibition d’autorité policière. Arrêter une famille en public, brutaliser volontairement ou non des enfants devant témoins, ça ne peut pas passer.

Nombreux sont ceux qui ont tenté d’entamer un dialogue avec les quatre agents au sujet de la petite fille dans la poussette, effrayée par les cris et les coups de bras donnés par les agents. La réponse d’un des agents fut de nous menacer avec sa matraque en hurlant de nous reculer puis en sortant une bombe lacrymogène. Des rappels à la raison ont été lancés aux agents des forces de l’ordre ( sic ?) : « il y a un enfant, n’utilisez pas une bombe lacrymogène. » ou encore « ne faites pas ça devant sa famille ! Vous n’avez aucune décence ? » d’autres faisaient un appel à la raison « vous avez une conscience ! Revenez à la raison, arrêtez de les brutaliser ! » et quelques-uns se scandalisaient « vos méthodes sont lamentables, c’est une honte ce que vous faites ! » La panique gagnant les agents, ils ont fait appel à du renfort.

Cinq agents supplémentaires sont arrivés dix minutes plus tard, la foule non violente grossissant à chaque instant. Des cris de colère contre le racisme et des insultes à l’égard des policiers furent alors criées par des gens à l’arrière de la foule, mais elles ne furent pas suivies par le sitting qui faisait front à la police. « Sarko perd des électeurs ce soir » a lancé une jeune femme blonde. « Les nouveaux nazis ne passeront pas » a crié un homme en costume.

Parmi les cinq nouveaux agents, un maître chien qui a menacé de lâcher son animal sur ceux qui ne reculeraient pas. Au bout de quelques minutes, ces agents en colère ont poussé la foule avec violence et sorti les matraques en geste de menace.

Mais la foule n’a pas cédé. Sans lutter, sans haine, cette marée humaine est restée unie, assistant aux derniers instant de l’arrestation et à la crise de nerfs d’une jeune femme blanche qui, après s’être penchée sur la poussette pour protéger l’enfant fut poussée et à reçu des coups avant de s’être elle-même retrouvée entourée par des policiers. Son portable fut cassé par un des agents. Etait-ce un geste involontaire ? Durant toute l’intervention, de nombreuses personnes ont filmé, photographié les méthodes scandaleuses de cette arrestation catastrophique.

L’identité de l’homme arrêté demeurant un mystère pour les gens présents tout comme la plupart des agents de la police –qui à la fin de la triste scène étaient une quinzaine- il est impossible de savoir la raison de cette arrestation, si cet homme est innocent, suspect ou gravement coupable. Toutefois, les méthodes violentes appliquées ce soir par les quatre agents, le manque de professionnalisme, la pathétique gestion de la situation, les menaces verbales et physiques pratiquées par les agents sur la foule scandalisée par leur brutalité sur une famille, tout cela est inadmissible.

De plus, des agents encore menaçants et parfois railleurs rôdaient encore autour des derniers témoins qui tentaient de rassembler les faits. « Bien sûr, on est policiers donc on est forcément racistes, vous ne connaissez pas notre métier. » A cette phrase j’ai répondu par ces questions : « mais savez-vous vraiment ce qui vient de ce passer ? Connaissez-vous réellement la faute de cet homme ? Ou bien, ne faites-vous qu’obéir à des ordres sans réfléchir ? » A cela un agent qui marchait à reculons m’a lancé courageusement la boutade : « Ne faites plus le 17, on ne viendra pas. » pour recevoir la réponse : « de toutes façon, vous ne venez jamais, vous êtes occupés à obéir à des ordres que vous ne comprenez pas ! »

Enfin, un lieutenant qui n’avait pas assisté à l’arrestation a tenté de prendre les identités des témoins nous a résumé ce qu’il venait de passer… alors qu’il était arrivé après l’incident ! La technique, comparable à un lavage de cerveau, consistait à à nier nos témoignages pour réciter son scénario : « cet homme Noir s’était fait contrôlé, n’avait pas son titre de transport et avait refusé de sortir de la rame. S’il n’avait pas refusé d’obtempérer devant les forces de l’ordre, cela se serait passé plus simplement... » Ce qui est absolument faux puisqu’il ne s’agissait pas de contrôleurs mais bien de quatre policiers. Et, qui plus est, personne d’autre que ce père de famille n’a été contrôlé par ces agents. La jeune femme qui a défendu l’enfant lui a dit : « Ce n’était pas un simple contrôle ! Moi je suis blanche, je n’ai jamais été contrôlée et j’assiste tous les soirs à ce genre d’arrestations sur des personnes noires. » La réponse de l’agent fut d’une honnêteté inespérée : « On ne vous contrôle pas parce que vous avez l’air d’être en règle. » Délit de faciès ?

A mon tour de poser les questions : quelle réaction la police attendait-elle de la foule alors qu’elle arrêtait un père de famille à une heure de pointe dans le métro ? La police pense-t-elle que ses menaces, ses coups, sa violence sur une famille et des enfants en bas âge, son autorité déplacée et son discours de manipulation suffira à changer la foule en passants qui circulent sans broncher ? Pouvons-nous encore avoir confiance en la police ? Combien d’arrestations de personnes Noires encore avant que la foule ne change son sitting pacifique en manifestation de défense violente ?

AK


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