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Article paru dans le Républicain Lorrain du 6 août 2018

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L’accueil des réfugiés en Moselle dans les années 2016-17et suite...


La Longovicienne France Timmermans vient de sortir son premier (web)documentaire


 "Le, jour d’après" parle du camp de réfugiés Blida à Metz et des habitants qui tentent d’aider ses occupants dans le besoin. Le jour d’après , une histoire du bidonville de Metz, a été projeté il y a quelques semaines à Kinepolis Longwy. Et est visible sur internet.


D’où vient l’idée de faire de ce documentaire ?


France TIMMERMANS :


« Il y a plusieurs années, j’étais bénévole à la caserne Faron de Nancy pour faire quelques animations pour les enfants. Cette caserne est un centre d’hébergement d’urgence situé à Vandœuvre. Les familles étaient parquées dans de grands hangars, ce qui est interdit, mélangées avec des hommes isolés. C’était un bidonville en dur. Nous nous sommes fait remercier dès que nous avons dénoncé les conditions de vie indignes des occupants. Puis nous avons continué à Metz où la situation était désespérante. Des tentes, de la boue et 7 600 logements vides sur la cité. Nous avions vu Calais. Et nous avons trouvé son extension dans notre coin. »


Vous avez été choquée ?


« Voir ces personnes lutter pour survivre nous a touchés. C’était mes débuts avec la caméra au poing. Comment ne pas garder trace de cette misère organisée par l’État ? C’est ainsi que nous avons filmé ce que nous appelons une ghettoïsation organisée des réfugiés. »


Vous donnez la parole aux bénévoles. 


 « Ils ont énormément travaillé. Depuis 2013, le camp se reformait inlassablement vers avril et était démantelé vers novembre, puis revenait, et ainsi de suite. Cette année, en avril 2018, pas de camp grâce à leur acharnement pour ouvrir des lieux d’accueil, pour marauder afin de prendre en charge les nouveaux arrivants. Mais malgré tout, l’absence de bidonville rend cette misère invisible car elle est toujours là.


Le durcissement de la loi asile pour raccourcir les procédures n’a pour but que de renvoyer les demandeurs et demandeuses d’asile d’où ils et elles viennent le plus vite possible. »


Quel destin pour ce webdoc ?


« Il n’est que les prémices imparfaites d’un long-métrage que l’on couve. Le jour d’après a pour but de mettre en lumière cette situation qui gronde, comme de la poussière cachée sous le tapis. Les Messins n’ont pas tous eu connaissance de l’existence de ce ghetto. Il faut en parler. Car cette situation toute proche dénonce la politique française au niveau du droit d’asile. Elle montre que les belles promesses d’Emmanuel Macron lors de sa campagne – qui,


déjà, distinguait les migrants économiques des politiques – n’ont pas été tenues. Il nous promettait que personne ne serait à la rue en 2018. »


 


Propos recueillis par Sébastien BONETTI

lundi 6 août 2018.

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