Jura Trois baptêmes républicains à Lajoux pour soutenir une famille kosovare menacée d'expulsion

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Jura Trois baptêmes républicains à Lajoux pour soutenir une famille kosovare menacée d’expulsion

 

Trois baptêmes républicains à Lajoux pour soutenir une famille kosovare menacée d’expulsion


Baptêmes républicains pour les trois enfants d’une famille kosovare menacée d'expulsion, aux côtés des parrains et marraines, élus ou citoyens civils, mobilisés par le comité de soutien de réseau éducation sans frontières (RESF). Photo Christelle KLUGA


Ce fut un moment fort symboliquement, et rempli d’émotions. Dix
parrains et marraines, élus ou citoyens civils, ont pris ce samedi sous
leur protection trois enfants menacés d’expulsion, via le puissant
symbole, mais sans réelle valeur juridique, qu’est le baptême
républicain, prononcé solennellement en mairie de Lajoux, par le maire
Jean-Marc Rubat Du Mérac.


Aurel 6 ans, Roza 4 ans, scolarisés à
Saint-Claude, et Ajla 10 mois, sont les enfants de Leke et Ganimete
Gjokaj, jeune couple ayant quitté il y a cinq ans leur Kosovo natal,
sans retour possible, pour des raisons religieuses. Ils ont décidé de
vivre en France, où sont nés deux de leurs trois enfants. Arrivés en
octobre dans le haut Jura, à Saint-Claude où ils résident, les parents
ont été déboutés de leur droit d’asile et sont sous le coup d’une
Obligation de quitter le territoire français (OQTF) et une Interdiction
de retour sur le territoire français (IRTF) de deux ans, avec
assignation à résidence, par les préfectures du Jura et de l’Ain. Mais
aidés par un comité de soutien local de Réseau éducation sans frontières
(RESF), ils ont placé ce samedi, leurs enfants sous la protection des
institutions républicaines.


« Dans
notre département, des dizaines de familles sont sous la menace d’une
expulsion. Les mineurs non accompagnés, qui relèvent de la protection de
l’enfance, sont plus considérés comme un coût pour les finances
départementales, que comme des jeunes mineurs à protéger » s’est
indignée Françoise Mussillon, représentante départementale de RESF. Et
d’ajouter : « Mais nous venons de vivre une première victoire hier soir,
puisque le Conseil constitutionnel, avec l’abolition du délit de
solidarité, reconnaît le principe de fraternité […] Ce parrainage est un
pied de nez au gouvernement Macron/Colomb, à la nouvelle loi dite
« Asile et immigration » qui entrera en vigueur en septembre, qui met en
danger les jeunes et les migrants ».


Source : Le Progrès, 7 juillet 2018

mercredi 7 novembre 2018.

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