Face à la radicalisation du gouvernement en matière de non-accueil des migrants Rassemblement le 20 novembre à 18h devant la préfecture de Tarbes

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Face à la radicalisation du gouvernement en matière de non-accueil des migrants Rassemblement le 20 novembre à 18h devant la préfecture de Tarbes

 

Rassemblement

le 20 novembre à 18h

devant la préfecture de Tarbes


Alors que le président de la République affiche une nouvelle posture soi-disant plus "réaliste" sur la question de l’immigration, la réalité est un alignement scandaleux sur les fantasmes propagés depuis longtemps par l’extrême-droite.

Cet alignement se fait au détriment des faits : la France prétendument en passe de devenir le premier pays d’Europe pour les demandes d’asile n’est en réalité qu’au 15e rang si l’on tient compte de sa "capacité d’accueil" en terme de population et de richesse, comme le rappelle François Héran, titulaire de la chaire Migrations et société au Collège de France.

Il se fait également au détriment de nos principes constitutionnels et des traités et engagements internationaux du pays (Déclaration Universelle des Droits de l’Homme et Convention Internationale des Droits de l’Enfant).

Les pratiques actuelles des autorités départementales et les orientations de la politique nationale en terme d’accueil des réfugiés se sont fortement dégradées ces derniers mois et impactent fortement leur vie de tous les jours.

Pratiques actuelles :

Pour les demandeurs d’asile :

- attribution de carte de paiement pour l’allocation temporaire d’attente au lieu d’argent liquide = pas acceptée partout donc difficulté de faire les achats au meilleur prix et contrôle inacceptable et humiliant sur les achats.

- déplacements incessants sur Toulouse = perte de temps avant prise en charge , et lieu d’affection en CADA ou Prahda bilan carbone, coût ! et pire pas de lieu
d’hébergement durant la période.

- logements peu adaptés, hébergement d’urgence de plus en plus fréquent et difficile à obtenir.

- toujours pas d’autorisation de travail.

- lorsqu’il sont déboutés de leur demande d’asile : Expulsés sous 1 mois des centres d’accueil après leur jugement ce qui condamne des familles à la rue.

Pour les titulaires d’un titre de séjour d’un an pour raison familiale ou de santé disposant d’un contrat de travail :

- difficulté croissante de renouvellement de titre de séjour par impossibilité d’avoir un rendez-vous en préfecture dans les délais. D’où remise en cause des droits Caf, Cpam, voire de leur contrat de travail...

Pour les déboutés :

- Des OQTF (Obligation de Quitter le Territoire Français) qui cumulent maintenant assignation à résidence de 45 jours + 45 jours avec pointage quotidien au commissariat) et IRTF (Interdiction de Retour sur le Territoire Français) en vue d’une expulsion et/ou mise en rétention dans cette attente).

Et pour tous :

-Une difficulté croissante d’avoir des rendez-vous en préfecture en raison de la dématérialisation non maîtrisée de la procédure.

- Une scolarisation des enfants en dents de scie au gré des logements et des moyens mis à disposition par l’Éducation Nationale (saturation des dispositifs d’apprentissage du Français)

-La perspective d’un non accès à l’hébergement d’urgence cet hiver, en raison de la mauvaise
anticipation des besoins et de la mauvaise volonté de l’opérateur local du 115.

 

Orientations de la politique nationale :

Pour les demandeurs d’asile :

- Concernant la santé, un projet de carence de 3 mois après l’arrivée sur le territoire pour pouvoir demander la CMU : risque de diminution de l’accès au soins des personnes arrivées récemment, pourtant en grande détresse physique et psychologique,
risque d’aggravation de l’état de santé pour causse de recours tardifs, avec soins plus lourds pour la personne et plus chers pour la société.

Pour les Mineurs Non Accompagnés :

-Menace de non-scolarisation au-delà de 16 ans.

Pour les déboutés :

- Débat actuel sur la suppression de l’AME ou sa réduction à quelques affections = risques sanitaires et mise en danger des personnes.

- Menace de non hébergement dans les dispositifs d’urgence (115) relayée localement par le président départemental de la Croix Rouge qui gère ce dispositif pour l’État.

 

Dans ce contexte qui met une pression accrue sur les migrants et les bénévoles qui les accompagnent, il nous semble indispensable de réagir collectivement contre la dérive extrême-droitière de la politique gouvernementale.

Dans cette perspective nous appelons toutes les organisations partie prenantes du Réseau Éducation
Sans Frontières 65 à se faire l’écho de cette situation inquiétante et à envisager ensemble une initiative publique de mobilisation.


jeudi 7 novembre 2019.

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Mercredi 20 novembre 18:00-20:00

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