30ème anniversaire. Convention Internationale des Droits de l'Enfant.

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Mercredi 20 novembre2019.

30ème anniversaire.
Convention Internationale des Droits de l’Enfant.

 

Article 1* : tout être humain de moins de 18 ans est considéré comme un enfant.
Article 6 :tout enfant a un droit inhérent à la vie, et l’État a l’obligation d’assurer la survie et le développement de l’enfant.
Article 8 : l’État a l’obligation de préserver et, s’il y a lieu, de rétablir l’identité de l’enfant, y compris sa nationalité, son nom et ses liens familiaux.
Article 28 : tous les enfants ont droit à l’éducation. Enseignement primaire gratuit et obligatoire, enseignement secondaire et universitaire accessible à tous.
*Articles résumés


A Abbeville, à Amiens, partout dans la Somme,


- des enfants scolarisés à l’école maternelle ou primaire, des collégiens venus d’ailleurs, dorment toutes les nuits dans des voitures et ne peuvent manger à leur faim,


- de jeunes lycéens mineurs, refusés par l’Aide Sociale à l’Enfance et par le 115, dorment dans le froid, dans des voitures, à la gare, dans les parcs,


— de très jeunes enfants migrants attendent plusieurs mois leur première scolarisation.


 


Quand les familles migrantes sont déboutées du droit d’asile, Madame la Préfète de la Somme les assigne souvent à résidence. Tous les jours pendant 45 jours, renouvelés jusqu’à la reconduite le plus souvent impossible dans le pays d’origine , elles doivent aller signer à l’Hôtel de Police avec les enfants apeurés et privés d’école.


Quand les jeunes lycéens, devenus majeurs, déboutés du droit d’asile, sont assignés à résidence, ils doivent eux aussi aller signer tous les jours à l’Hôtel de Police 45 jours durant souvent renouvelés et doivent rester une demi journée entière dans leur foyer sans le droit d’aller en cours. Des élèves de Terminale se voient ainsi privés de véritable préparation à l’examen final.


 


Pire encore. Quand de jeunes migrants, arrivés mineurs en France, reconnus comme tels et pris en charge par l’ASE, demandent à leur majorité un titre de séjour, la préfecture le refuse souvent parce que les passeurs qui les ont fait entrer en France leur ont fait endosser, à leur insu, l’identité et le passeport d’une personne majeure à laquelle leurs empreintes sont définitivement associées.


La préfecture leur refuse le droit au séjour, et même le droit à leur identité propre en les nommant Madame ou Monsieur X se disant… Comme si, enfants, ils avaient été acteurs et non victimes du jeu de dupes entre adultes passeurs et adultes représentants de l’état français.


Madame la Préfète de la Somme, comme représentante de l’Etat français dans notre département, nous vous demandons de faire respecter la Convention Internationale des droits de l’enfant dont l’état français est signataire et partie :

  • droit à l’abri et aux moyens de subsistance,
  • droit à la scolarité,
  • droit de terminer dans de bonnes conditions la formation en cours,
  • droit inaliénable à sa propre identité.
lundi 18 novembre 2019.

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